Jour 1 212

C'est en plein moi, cliché extrait d'une rafale effectuée par chouchou sur mon Nikon.

C’est en plein moi, je ne peux pas me ressembler plus.

Terminées les vacances, je reviens à la case départ. La case départ, c’est la case dans laquelle je patauge à chaque fois que je dois commencer un texte et que je ne sais pas quoi écrire. Ces derniers jours, c’était facile, j’écrivais à propos des cartes reçues et pas reçues pour l’anniversaire de Bibi. Il n’y en avait aucune, cela dit, dans le casier postal aujourd’hui mardi. Ce matin, pour me mettre dans l’ambiance de la case départ et de la recherche d’un sujet, j’ai mis à jour mon profil Facebook, en même temps que j’ai navigué un peu pour connaître les champs d’intérêt de mes amis, des fois que l’un de ces champs d’intérêt m’aurait insufflé un élan pour écrire quelque chose. J’ai beaucoup d’amis depuis que j’ai été approchée par un nouveau groupe, celui de mon école secondaire, qui tente d’organiser une journée de retrouvailles en juin prochain. Donc, par rapport à mon profil Facebook, j’ai publié une photo récente de ma personne et je me suis donné le titre de Chercheure au sein de mon entreprise non identifiée, parce qu’il est vrai que je passe mon temps à chercher. En même temps, je sais que c’est le lot de beaucoup d’individus sur terre. Après avoir fait cette modification, le courage m’a quittée et j’ai délaissé mon ordinateur pour me lancer dans un nouveau projet à l’acrylique qui m’a occupée une bonne partie de la journée, mise à part notre promenade dans le bois derrière la maison en début d’après-midi. Presque tout le temps que j’ai peint mes petites surfaces au pinceau à poils fins, j’avais en tête le film que j’ai vu récemment qui raconte la vie d’Yves St-Laurent, ici incarné par Pierre Niney à la petite voix aiguë et très douce. J’avais aussi en tête un rêve que j’ai fait récemment, dans lequel Emma était amie avec une jeune femme de son âge qui existe vraiment. Les deux amies fumaient la cigarette, à mon grand désespoir, mais j’acceptais cette réalité sans essayer de faire entendre raison à Emma. La famille de cette amie qui existe vraiment était particulière, chacun de ses membres ayant des intérêts multiples qui les amenaient à sortir beaucoup, à se coucher tard, à avoir des avis éclairés sur plein de choses, à alimenter entre eux des conversations animées. J’enviais cette vie forte et énergique qui les habitait tous, en même temps que je ne voulais pas me départir de ma vie tranquille et solitaire qui me laisse beaucoup de temps pour réfléchir. Puis, de ce rêve, je revenais à Pierre Niney et à sa petite voix, je le revoyais entrant dans une boutique de luxe acheter une sculpture en or, –peut-être un Bouddha ou un sphinx ?– et à nouveau je circulais dans la maison débordante de vie et de culture des amis d’Emma, puis retour à Pierre Niney qui porte un sarrau blanc quand il travaille, puis encore la vie palpitante de la famille particulière par contraste à la mienne si tranquille. Au terme de quelques heures agrémentées de cette valse dans ma tête, j’ai obtenu un semblant de kaléidoscope ou de mosaïque aux couleurs multiples. Je vais laisser reposer le projet avant de le compléter, je ne sais pas encore comment, évidemment.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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