Jour 1 230

J’avais pris un peu d’avance dans l’écriture du blogue ces derniers jours, que j’ai perdue avec la venue de chouchou. Elle a passé six jours avec Denauzier et moi. Elle est en vacances du collège jusqu’au 25 janvier. C’était la première fois que je la voyais plusieurs jours de suite depuis mon arrivée ici à St-Jean-de-Matha en juillet dernier. Nous avons laissé couler quelques larmes tout à l’heure au moment de nous quitter, au terminus d’autobus de Joliette. Elle n’a pas tellement changé, sauf pour ses cheveux. Mais c’est un changement auquel j’ai assisté. Je lui ai cédé le rendez-vous que j’avais ce matin chez la coiffeuse, à Rawdon. Mes cheveux sont encore pas mal courts, et je peux y retourner n’importe quand. Alors j’ai proposé à Emma de se faire couper les cheveux à ma place. Au début, elle n’était pas certaine d’en avoir envie, mais finalement elle s’est laissé tenter. Sa coupe lui allait bien pourtant, sa coupe qui était une non coupe dans la mesure où elle a été improvisée par une amie, un soir à la maison. Mais maintenant c’est encore mieux, elle porte une coupe au carré avec un effet de dégradé qui crée un peu de volume. Elle n’a pas tellement changé, c’est ce que j’ai écrit juste un peu plus haut, mais elle pense intensivement à son admission à l’université en se demandant vers quel maudit programme elle va se diriger. Cela rend chouchou plus grave par moments, encore plus introvertie. Mais elle a aussi laissé s’échapper quelques fantaisies de manière extravertie. Comme lorsque nous avons entendu Marie-Élaine Thibert à la radio au Métro d’alimentation. Quand est arrivé le passage où il est question d’un homme qui dit vouloir tenir une femme à bout de bras pour la sortir d’une situation difficile, Emma s’est écriée dans l’allée :
– Écoute ça maman, c’est épique, « … je te tiendrai au bout de mes bras, la la la… », et s’exclamant ainsi elle a fait une stepette digne d’un mousquetaire qui sort son épée. Cela m’a ramenée des années en arrière, quand elle sautillait dans les cabines d’essayage des boutiques de vêtements, devant les miroirs, en s’inventant des chorégraphies, au lieu de vérifier si ce qu’elle essayait lui allait bien.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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