J’avance tranquillement. Dans 151 textes (quand j’aurai atteint le jour 1 100), je serai au beau milieu de ma décennie (2 200 textes au départ). Rendue au texte 1 099, j’en aurai plus d’écrits qu’à écrire. À partir de là, si je le désire, je n’aurai plus aucune question à me poser quant au contenu. Je pourrais en effet décider d’écrire chaque texte de la deuxième moitié de la décennie en transformant chaque texte déjà existant de la première moitié de la décennie. YES !
Voici quelques livres que je me propose de lire pendant les vacances –bien que je sois tout le temps en vacances. De vrais livres achetés à la Librairie Martin, à Joliette, faits de textes soutenus et continus qui racontent une histoire ou qui se développent autour d’une idée maîtresse. Pas des accumulations d’un texte par jour qui ne sont même pas dignes, les accumulations, d’être éventuellement publiées en carnets. Pouf.
Le nid de pierres, de Tristan Malavoy, acheté parce que cet homme est mon ami Facebook depuis des années. C’est bien pour dire à quel point je ne m’intéresse qu’à mes écritures, je ne savais même pas qu’il était écrivain, je l’ai appris lorsque son livre a paru tout récemment chez Boréal. Les critiques sont ultra positives. C’est bien pour dire (bis), j’aurais été jalouse de ce succès autrefois. Je suis contente de constater aujourd’hui, soit en raison de mon âge ou de l’acceptation de mes limitations, que je ne ressens que l’envie de lire cet auteur et le plaisir anticipé de cette envie.
Et si j’étais maire de Montréal, de mon ami Pierre-Yves, parce qu’il est mon ami. Quand il a gagné ses élections municipales dans l’équipe Vision Montréal de Pierre Bourque, en 1994, j’ai ressenti une réelle jalousie. Quoi ? Un collègue de l’université qui réussit ses projets, qui accède à mieux, qui améliore énormément sa vie professionnelle alors que je sèche ? Heureusement, j’ai appris à aimer mon collègue plutôt qu’à en être jalouse et c’est moi-même qui lui ai demandé s’il avait un exemplaire de son livre à me prêter et c’est lui-même qui est venu le déposer dans la boîte aux lettres, chez Emmanuelle, à Montréal.
Le premier quartier de la lune, de Michel Tremblay, parce que je ne l’ai pratiquement jamais lu alors qu’il est un écrivain majeur de ma génération. Je l’ai vu au restaurant Le petit italien un soir que j’y étais à souper avec Oscarine. J’ai pris un livre au hasard, sur la tablette réservée aux livres de poche, à la lettre T pour Tremblay, toujours à la librairie Martin. Je suis tombée sur celui-là. En feuilletant les pages, j’ai eu l’impression que le livre n’était pas trop écrit en joual –cela fait mon affaire–, en fait il semble ne pas y avoir beaucoup de dialogues. J’ai hâte de le lire.
L’art presque perdu de ne rien faire, de Dany Laferrière, parce que j’ai adoré L’énigme du retour et parce que les textes sont courts et regroupés par thèmes. Je me suis demandé si je pourrais réussir un assemblage semblable avec mes textes bloguéens. Je pourrai répondre à ma propre question quand j’aurai lu le livre.
Je parle Alzheimer, le langage du cœur, parce que le livre a été écrit par ma voisine à la campagne et que lisant son livre je connaîtrai mieux la femme qui est derrière l’auteure. Je veux passer le livre à Bibi quand je l’aurai lu pour qu’elle s’en inspire un peu, étant donné que papa perd de plus en plus la mémoire.
On est tous quelque part, de Jean-René Dufort, pour le plaisir de connaître mieux sa perception du monde. C’est un livre de photos assorties de courts textes.
Je suis en train de terminer 60 ans Paris Match, un livre qui décrit brièvement l’approche artistique –et souvent sportive– de 60 journalistes du magazine, anecdotes à l’appui. C’est amusant, mais l’auteur Benoit Gysembergh me semble tourner les coins ronds par endroits. Je ne comprends pas toujours les liens entre ses idées. C’est comme si je me lisais moi-même !
-
Badouziennes
Textes antérieurs
Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
Catégories
