Jour 1 252

Foulard et pompons

Foulard multicolore et pompons

Denauzier et moi sommes allés magasiner à Joliette ce matin mercredi en prévision du repas et de la fête de Noël le 25. Nous recevons le clan Longpré pour le dîner. Nous étions au centre commercial et je ne peux pas dire que nous ayons eu l’occasion de nous imprégner de l’esprit de Noël, de la cohue, de la fébrilité des derniers préparatifs parce qu’il n’y avait pas grand monde. J’ai remarqué au bruit qu’il faisait un train de Noël qui promenait trois enfants alors qu’il y avait de la place pour trente. Comme nous avons terminé nos achats vers 13 heures, nous avons opté pour un club à deux sur le chemin du retour, c’est notre repas de prédilection quand nous mangeons vive fait dans un restaurant. Nous nous sommes installés à la première table de libre, qui donnait sur l’espace qu’empruntaient les clients pour ressortir. Tout en parlant avec mon mari, j’ai remarqué une veille dame qui se dirigeait vers nous, c’est-à-dire vers la sortie. Elle était vêtue d’un imperméable de couleur bleu gris acier dont le tissu un peu rigide semblait être un mélange de polyester et de coton. Comme beaucoup de personnes âgées, elle était très menue, à tel point qu’on aurait pu penser qu’elle portait un tutu sous son imper tellement la ceinture bien nouée à la taille créait un nombre important de fronces et de plis. La dame devait avoir dans les 80 ans avancés. Elle marchait avec assurance, suivie de son fils, ou du moins d’un homme –de mon âge– que j’ai pensé être son fils. Le haut du corps de la dame a attiré mon attention parce qu’il était partiellement couvert d’un foulard décoré de pompons, voir la photo pour la description du foulard, une image valant mille mots. Le foulard était à moitié glissé sous l’imper à l’endroit de l’encolure en V et à moitié dépassant de l’encolure. Sur la tête, la dame portait un béret crocheté qui était lui aussi décoré d’un assez gros pompon. Elle n’était pas chaussée de bottes mais d’escarpins élégants, peut-être doublés pour l’hiver, sur des bas de nylon de couleur chair. L’élégance du bas du corps jurait un peu avec la surenchère fantaisiste du haut du corps. La dame était déjà loin de moi et son fils arrivait à notre hauteur quand il m’a semblé reconnaître l’odeur qui chatouillait mes narines. Une odeur familière. Une odeur que j’ai ramenée de Vancouver, à savoir mon beau Cuir de Russie. C’est snobinard ce que je m’apprête à écrire, mais je l’écris pareil : je me suis demandé si la dame dégageait les senteurs exquises de mon parfum exclusif, ou si mon parfum exclusif n’est pas proche parent d’une eau de toilette Avon…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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