Jour 1 274

Je me sentais comme Raymond Depardon qui a réalisé le film "Les temps modernes" dans des villages très reculés de la région des Cévennes.

Je me sentais comme Raymond Depardon qui a réalisé le film « Les temps modernes » dans des villages très reculés de la région des Cévennes.

En lien avec les vêtements, thème que j’essaie d’exploiter mais ça ne paraît pas parce que je ne m’y prends pas d’une façon continue : je portais aujourd’hui des pantalons de velours cordé très légers de couleur café moka. Je les ai achetés au magasin dont j’ai oublié le nom qui a longtemps égayé la rue Monkland, à l’angle de la rue Marcil, de biais avec le Provigo.  Ils étaient en solde, c’est la raison pour laquelle je les avais achetés, mais aussi parce que j’aimais la souplesse du tissu. La taille était trois fois trop grande, alors je les portais avec une ceinture. Quand Denauzier est entré dans ma vie, j’ai tenté de m’habiller de manière moins approximative, alors je me suis rendue chez une couturière d’ici, à St-Jean-de-Matha, pour les faire ajuster à ma taille. Je les portais ce matin parce que je m’étais lancée dans le ménage, particulièrement pour dépoussiérer notre grande chambre à coucher. Le plancher étant taché par les empreintes de notre chienne Nickie, je me suis mise à quatre pattes et j’ai frotté en gros là où j’en voyais le plus. Cependant, nous gardions ce matin la chienne de nos voisins, alors j’ai eu beau frotter, deux chiennes me tournaient autour et sabotaient au fur et à mesure mon beau travail. Un peu après le dîner, mon mari m’a demandé si j’avais envie de l’accompagner dans un village dont j’entendais parler pour la première fois, assez reculé, qui s’appelle Charette, où il devait aller acheter de la tôle pour un abri de remisage de bois qu’il est en train de construire. Nous avons donc fait à nouveau de la route, mais c’était pour le plaisir de la villégiature. Denauzier traînait une remorque derrière son véhicule, pour transporter les grandes plaques de tôle. Quand nous sommes arrivés, j’ai contourné le véhicule de mon côté pour me rendre dans la maison des vendeurs, et je me suis vite rendu compte que mon chemin était bloqué par la remorque. J’aurais pu la contourner, même si elle est longue de seize pieds, mais j’ai voulu faire vite et je l’ai enjambée. Je me suis accroché le genou dans une pièce quelconque. Mon pantalon, justement parce qu’il est de tissu léger, s’est déchiré. Mon genou a saigné. J’ai donc rencontré les gens vendeurs de tôle de ce village reculé avec un panneau de velours cordé, à la hauteur du genou droit, qui pendait sur mes bottes. Morale de l’histoire ? Je suis rendue trop vieille, je pense, pour contourner les obstacles de plus d’un pied de haut.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s