
Les molécules de l’amour
Acrylique sur toile
32 X 39 po
Cadre de bois recouvert d’un matériau imitant le bronze
Pour ce tableau, c’est embêtant. Je l’intitule depuis qu’il existe La chimie de l’amour. Or la lettre C –car j’exclus les articles le, la, les et l’–, est déjà prise. Bibi me suggère pour sa part d’intituler cette toile Les molécules de l’amour, à classer sous la lettre M. C’est parfait, me direz-vous, dans la mesure où la lettre M ne s’est pas encore fait attribuer de titre d’oeuvre. Il aurait suffi que j’ajoute un participe passé pour qualifier l’amour, de type Les molécules d’un amour démystifié, pour que ma consigne du son é soit respectée, et le tour était joué. Mais c’est plus compliqué que vous ne le pensez. La lettre M se situe dans une suite de 4 lettres encore non utilisées, soient K, L, M, N. Or, j’ai un triptyque à glisser dans mon alphabet, qui requiert que trois lettres soient libres à la suite, sinon les trois toiles ne seront pas à la suite sur le mur lors de l’exposition. Donc, ce pourrait être K, ou N, pour le titre du tableau d’aujourd’hui, mais pas M. La lettre K fait quand même un peu partie de ma vie depuis que je ne peux pas consommer de vitamine K avec le Coumadin. Mais un titre qui commence par N est certainement plus facile à trouver.
Je ne sais pas comment ça se fait que je me suis retrouvée avec une surface importante de toile déjà recouverte de la couleur orange. J’ai placé ça et là des masses rondes du même orangé et j’ai obtenu une sorte de molécule géante. J’ai travaillé tellement d’heures pour garnir les compartiments entre les masses rondes et les corridors les reliant que je me suis arrêtée de garnir avant la fin, comme en témoigne la masse ronde en bas à droite qui est vide de tout motif ainsi qu’un corridor central. Ça ne veut pas dire que j’étais tannée de travailler sur la toile, mais disons que j’ai fini par sentir qu’il était temps que je passe à autre chose. Je ne sais pas pourquoi non plus, mais je l’ai fait encadrer. C’est la seule de mes toiles qui soit encadrée, peut-être parce que, justement, j’y ai passé tellement d’heures, mais peut-être pas, en fait, si je pense aux Chapelles sur flanc escarpé qui ne donnent pas leur place en matière d’heures travaillées.
J’avais fait croire à un ami que chaque compartiment était garni par une personne différente, lui faisant avaler que la toile s’inscrivait dans un projet collectif. C’est mesquin de ma part de mentir de la sorte. L’ami s’était mis à observer ce que j’appelle les compartiments et m’avait dit en en pointant un et un autre : telle zone est faite par une fille, telle zone par un gars, telle zone par une fille émancipée, telle autre par un gars complexé… Bien entendu, j’avais acquiescé.
On remarquera le cœur, au centre de la toile, c’est la seule chose qui compte.
Ping : Jour 1 717 | Les productions Badouz
J’ai vraiment adoré lire ta petite histoire sur cette toile. C’est la toile qui m’a attirée bien sûr d’abord, mais combien c’est enrichissant de lire ton parcours. Je me disais justement, wow, elle a due en mettre des heures sur cette toile!!! Il y a tellement de jolis détails! Tu as bien fait de l’encadrer, il y a de quoi être fière. Félicitations!
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Grand merci Nathalie, actuellement la toile est cachée dans un placard en attendant que le mur qui l’accueillera soit repeint. Tes visites me font toujours du bien. Je te souhaite le meilleur pour les vacances de Noël à venir, à la prochaine, Lynda.
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