Jour 126

Je viens de faire un don de 25$ à Wikipédia, mon nom faisant partie de leur liste de donateurs. Voilà qui s’inscrit dans un temps présent, dans le vingt-quatre heures d’aujourd’hui auquel je tente de me restreindre jusqu’au 28 octobre. Est-ce que mon don sera utilisé à bon escient ? Il s’agit d’une question à moults développements qui pourraient se perdre dans la nuit des temps, donc je ne m’y attarde pas.
Est-ce qu’il vente en ce moment ? Oui, d’ailleurs je vois valser des feuilles de bouleaux dans les airs. Malheureusement, les prévisions de la météo sont à la pluie dans les prochaines heures. Quelques éclaircies distribuent néanmoins sur les champs avoisinants une belle lumière jaunâtre, de la couleur des rayons du soleil. Elle pénètre dans mon bureau en formant des stries sur les objets où elle se pose, et me fait quitter mon clavier pour l’observer. C’est la minute de poésie de la journée, doublée de la présence de chatonne qui se lèche la patte sur le rebord extérieur de ma fenêtre. Elle miaule parce qu’elle veut entrer. Ça y est, elle s’étire, se tient debout en s’appuyant de ses pattes de devant sur les vitres fraîchement lavées par mon mari. La lumière émet aussi d’infimes mouvements vibratoires qui caressent les murs. Dans un élan pseudo spirituel, je lui demande de répandre une énergie positive et pourquoi pas curative, on ne sait jamais, autour de moi. Puis, avant que les vitres ne soient trop couvertes d’empreintes de chatonne, je me lève pour la faire entrer. Sur le tapis du seuil de la porte, elle a déposé une souris. Ce n’est pas pour rien qu’elle miaulait, elle avait hâte que je découvre cette offrande –que j’ai lancée, non sans avoir d’abord félicité et caressé Mia, dans les rudbeckies.
À peine levée, il était autour de neuf heures car je me lève parfois tard, j’ai été accueillie dans la cuisine par chatonne, encore, qui avait faim. Je l’ai nourrie sans tarder, avant même de me verser un café. Ma tasse est déposée sur un petit réchaud Radio Shack, en ce moment, juste à côté de moi écrivant ces lignes.
Chouchou vient de m’envoyer un mot. Elle est aux prises elle aussi, ce matin même, avec les entourloupettes de tests covidiens. Elle s’est fait dire des choses qu’on ne m’a pas dites lors de mon propre test en septembre dernier (retour dans le passé). Elle s’est fait dire que si son test d’aujourd’hui devait être négatif, il faut qu’elle retourne en faire un dans quatre jours (anticipation dans le futur), parce qu’il se pourrait que le virus soit en incubation non détectable aujourd’hui. Est-ce qu’on ne m’a pas dit ça parce que j’habite en région ? C’est la première idée qui m’a traversé l’esprit à la lecture de son mot. En y réfléchissant un peu mieux, toutefois, je peux émettre qu’il y a une différence entre nos états respectifs, celui de chouchou aujourd’hui et le mien il y a déjà un moment : j’avais des symptômes d’inconfort –j’en ai eu presque tout le mois de septembre– alors que chouchou n’en a pas.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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