Plus précisément, les feuilles des arbres qui en ont, donc les feuillus, perdent leurs feuilles à l’arrivée du froid et du changement de luminosité propres à l’automne au Québec. J’ai pu constater ce phénomène, sans en avoir été forcément consciente, ces disons quelque cinquante ans passés, en ce sens que j’ai soixante-et-un an et que je retranche de ce chiffre les années de ma petite enfance, et même celles du début de mon adolescence, pendant lequel je ne savais pas encore que j’étais au monde tellement j’étais perdue.
De même, il y a de fortes chances que la tombée des feuilles à l’automne au Québec s’avère un phénomène vérifiable au moins dans un futur proche, en tenant compte ici que la situation planétaire de plus en plus sous tension nous réserve peut-être des surprises qui modifieraient, pas demain matin mais peut-être éventuellement, ce comportement des feuillus.
Une fois que j’ai écrit ce qui précède, cependant, je ne suis pas plus avancée pour la suite du texte d’aujourd’hui, au mieux ai-je ajouté un bon quarante-cinq minutes d’écriture à mon registre personnel. Quarante-cinq minutes pour ces lignes maigrichonnes, me direz-vous, non sans étonnement ? Bien, je ne suis pas vite, d’une part, et dès qu’on entre dans le domaine des généralités, d’autre part, il faut constamment se demander si les mots qui noircissent l’écran contribuent tous à exprimer un aspect de cette généralité dont la véracité ne peut être contestée.
Si, en effet, la véracité de tel ou tel aspects de la généralité à laquelle je m’intéresse peut être contestée, ça revient à dire que j’ai perverti le sens fondamental de mon idée maîtresse et que je crée une faille, ce faisant, admettons que je me rende compte de cette perversion, dans la qualité qui devrait animer tout individu sur la planète, soit celle de l’honnêteté intellectuelle. Je deviens, du coup, une écrivaine moins crédible.
Si, dans un cas de figure peut-être pire, j’écris une fausseté sans même m’en rendre compte, je peux perdre d’un seul coup ma crédibilité, sur la base de mes lacunes dans le domaine de mes connaissances, aux yeux bien entendu des lecteurs qui maîtrisent les tenants et aboutissants du sujet que j’expose.
D’où il ressort, parce que ça devient nettement trop compromettant, que je devrais m’en tenir à mon défi de ne couvrir que vingt-quatre heures à la fois, sans chercher à contourner ce dernier par l’approche dite des généralités qui a été au coeur de ma réflexion aujourd’hui.
Tiens, une feuille tombe à l’instant, lentement, dans une presque absence de vent.
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Badouziennes
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Ce n’est pas tant le froid que le manque de lumière qui cause le jaunissement et la chute des feuilles. À Montréal, la chute des feuilles est déjà très avancée et pourtant, on n’a pas encore eu de gel, ni de températures trop froides.
Le réchauffement planétaire ne changera pas l’orbite ni l’inclinaison de la Terre, et par conséquent, il n’aura pas d’effet important sur l’ensoleillement et sur la chute des feuilles, tant que la sécheresse excessive ne se mettra pas de la partie. Je crois que nos forêts de feuillus peuvent supporter un bon réchauffement, si nos pluies se maintiennent à un niveau suffisant, et si les insectes nuisibles ne prolifèrent pas trop.
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C’est incroyable, Jacques ! Quand j’ai écrit ces lignes sur mon blogue, par rapport au froid et à la luminosité, je me suis dit que tu allais m’écrire pour m’apporter des précisions ! 🙂
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En passant, cette photo, c’est à votre chalet? Magnifique paysage!
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Non, c’est une photo prise au hasard sur Internet. Ça ressemble cependant à la vue que nous avons de notre chalet.
Merci pour tout !
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