Jour 193

FaceTimePlafond

FaceTime avec vue sur le plafond.

Tout a commencé lorsque nous avons décidé de séjourner plus longtemps au chalet, c’était en avril. D’un projet de séjour d’une semaine, nous avons prolongé jusqu’à presque un mois. Au bout d’un moment, il a fallu que je demande à quelqu’un, ce fut ma belle-fille, de venir arroser mes plantes. Je l’ai déjà écrit, d’ailleurs. Puis, une dizaine de jours plus tard, j’ai demandé la même chose à ma belle-sœur. Elle a pris pendant sa longue tournée, parce qu’il y a des plantes en masse dans la maison, des photos de celles qu’elle aimerait avoir, si jamais il arrivait que je me retrouve avec des bébés à donner. Réalisant 1. que j’ai entre 70 et 80 plantes dans la maison, 2. que les bords des fenêtres sont encombrés, 3. qu’une table est en outre collée sur le bord de la fenêtre principale, dans la salle de séjour, pour accueillir encore plus de plantes, 4. réalisant que toute cette verdure assombrit la maison, créant des masses qui bloquent la pénétration de la lumière, je me suis dit que, bébé pas bébé, je pouvais me permettre d’élaguer, de m’alléger. J’ai donc passé l’après-midi 1. à rempoter mes plantes, 2. à nettoyer les pots, 3. à changer la terre, 4. à lui ajouter des nutriments, 5. à couper des racines, 6. à surveiller la naissance de larves aux endroits les plus tendres entre les nouvelles pousses et la tige, 7. à trouver des assiettes de grès, enfin, en vue de ma livraison demain. Je vais donc livrer à ma belle-sœur, qui ne le sait pas encore, une quinzaine de plantes. Elle ne saura pas quoi faire avec cette avalanche, je vais lui dire d’en donner à ses filles. Or, ça ne paraît presque pas sur les rebords de mes fenêtres que je me suis départie de cette cargaison, ils sont aussi chargés que ce matin, avant que je me lance dans l’aventure. C’est décourageant.
Je n’arrive pas à me sentir délestée des tâches qui viennent avec la gestion d’une maison (et d’un chalet). Il y a toujours quelque chose en attente, surtout en ce début de mai où il faut que je m’attaque au terrain et à l’aménagement extérieur. J’aimerais que mon bureau soit un lieu de rencontre avec moi-même, épuré, ordonné, rangé. C’est le contraire, il est encombré et tout le temps à l’envers.
J’aurai il est vrai consacré une heure, le plus souvent, à mes conversations avec ma fille, tous les jours depuis le début du confinement. Je l’ai déjà mentionné, ça gruge une partie de l’après-midi. Mais l’exercice m’a permis de prendre des photos de nous deux, je l’ai mentionné aussi, et j’ai hâte de constituer une série photographique qui s’intitulera Le confinement. La série nous réunira dans toutes sortes de situations, chouchou mangeant, moi portant les lulus, elle applaudissant le soir à 20:00, moi ayant droit à une vue sur son plafond parce que son appareil est déposé à plat le temps qu’elle range un truc. Elle portant du gris, moi aussi. Etc. Qu’est-ce qu’on va penser de ça, dans un an, dans deux ans ? Si tout se remet prochainement à rouler à vitesse grand V, comme avant la mi-mars, je vais ressentir une vive nostalgie, c’est sûr.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s