Jour 229

31t9S7OGpBL._SY355_J’ai réussi à bien décrire deux des quatre situations dont il a été question dans mon texte précédent, Jour 230. Pour que ce soit intéressant, j’ai un peu perverti la réalité, ajouté des détails, des petits rebondissements. Je ne pourrai pas travailler beaucoup demain et jeudi car nous avons des rendez-vous à Joliette, mon mari et moi. Alors disons qu’à la fin de la semaine, ce vendredi, j’espère être passée à travers les quatre descriptions qui me tarabustent. Donc encore deux à écrire, une ou deux pages chacune, ce n’est pas la mer à boire. Bien sûr, quand ces pages seront écrites, je vais les relire et les trouver poches, donc je vais les retravailler et je vais finir par atteindre une qualité de texte qui me satisfait, qui correspond à ce que je peux faire de mieux. Ça ne veut pas dire, bien sûr, que ce que je trouve bon est considéré également bon par d’autres lecteurs, et par des éditeurs.
J’ai aussi changé de crème à mains, ça n’a aucun rapport avec le récit de ma vie, je sais. Quand j’écris, je m’interromps régulièrement pour me crémer les mains qui sont trop sèches en hiver. Je n’ai pas besoin de les crémer en été. J’utilisais jusqu’à ce matin une crème à mains Vichy qui sent bon mais qui n’hydrate pas fort. J’ai changé pour une crème fabriquée en Allemagne, avec glycérine, de la marque Herbacin Kamille. Me rappelant que mon amie Ludwika ne se crème les mains que sur le dessus, jamais à l’intérieur, j’ai essayé sa technique qui a le grand avantage de me permettre de poursuivre mon travail sur le clavier de mon ordinateur sans en graisser les touches. Alors j’ai fait cela, n’appliquer la crème que sur le dessus des mains, sans avoir recours à mes doigts, en me contentant de les frotter l’une sur l’autre. Comme la crème est plus performante, mes mains se portent mieux.
Nous attendons pour le moment l’arrivée de nos amis qui s’en viennent partager le repas avec nous. Nous serons trois couples. Ça aussi, ça introduit une coupure dans le déroulement de mes journées d’écriture, mais au final c’est gagnant car ça me change les idées. Quand je presse trop sur le citron, comme le disait un de mes amis, il arrive qu’il n’y ait plus de jus. Quand je ménage des plages de détente à mon horaire, j’arrive moins vite au tarissement de ma source. On sait maintenant que lorsque le tarissement est atteint, je me demande si je dois aller chez tantine en camion ou en auto, j’écris des textes à contenu zéro, et je me fais dire par mon frère que ce contenu zéro trahit un manque d’inspiration.
J’écris ces dernières lignes alors que le souper a eu lieu, comme d’habitude nous avons beaucoup mangé. C’est un peu plus échevelé quand les amis viennent chez nous que quand nous allons chez eux, car je ne suis pas une hôtesse très bien organisée. Mais le repas principal était réussi, un pâté dit chinois au porc effiloché. Nous avons convenu qu’on appellerait dorénavant ce plat un Porky.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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