Jour 292

Chapeaux

Chapeau blanc et chapeau noir aimantés sur la porte de notre frigo.

1. Chouchou nous envoie une carte postale de Berlin sur laquelle apparaît, sur un fond noir, une femme en gants et chapeau blancs. Sur le coup, j’ai pensé qu’il s’agissait de Audrey Hepburn, mais finalement je pense que ce n’est pas elle qui porte le chapeau. Je m’empresse, après avoir lu la carte bien entendu, de l’aimanter sur le frigo. Qu’est-ce que je remarque quelques jours plus tard ? Que sur le frigo, deux femmes en chapeau de même famille –la famille d’un luminaire de plafond à l’envers– se côtoient. En blanc et en noir.
2. J’écris un texte sur mon blogue dans lequel il est question du roman de Paul Marchand que je viens de terminer. J’ai acheté ce roman —J’abandonne aux chiens l’exploit de nous juger— il y a longtemps, plusieurs années. À l’époque, je l’avais commencé sans le poursuivre au-delà des trente premières pages parce que l’histoire et l’écriture ne m’intéressaient pas. Puis, tout récemment, j’ai déplacé le livre de sur une tablette de ma bibliothèque et, tenant le livre, je me suis dit qu’il était temps que je lui règle son cas. Alors je l’ai lu et très brièvement commenté dans un texte, c’était il y a une semaine exactement. Qu’est-ce que j’ai constaté, une fois mon texte publié ? Que le film Sympathie pour le diable, basé sur le roman du même titre de ce même Marchand, paru en 1997, sort en salles dans la même semaine de ma publication. Autrement dit, je sors Marchand des boules à mites, vingt ans après ses prouesses journalistiques, en même temps que Guillaume de Fontenay, le réalisateur du film, en fait autant. Il y a certes une grande différence entre les deux événements : ma publication m’aura demandé une petite heure de travail, maximum, dans le confort de mon bureau, quand le film aura certainement requis des années de persévérance et je dirais de pugnacité pour son réalisateur.
3. Autre chose encore. Je demande à mon mari de m’accompagner à Montréal pour que nous allions voir le film de de Fontenay. Il accepte. Nous avons au programme d’y aller le 4, c’est-à-dire hier. Or, je reçois la veille, le 3 au soir, un message de notre locataire, à Montréal, qui nous demande d’aller réparer quelque chose.
– Ça ne peut pas mieux adonner, lui ai-je rapidement répondu, nous allons justement à Montréal demain.
Or nous n’allons à Montréal qu’exceptionnellement, d’autant que chouchou n’y est pas cette année.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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