Jour 324

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Caisse de lait rigide

Une autre petite chose amusante, à propos des amis qui sont à l’aise chez moi et qui se servent comme s’ils étaient chez eux.
Je collectionne les bouteilles de verre pour les remplir d’eau sulfureuse une fois par semaine à la source de Joliette, près de l’école des Mélèzes. Qu’il soit dit ici, hors sujet, que j’ai honoré cette école de ma présence en sixième et septième années du niveau primaire, alors qu’elle venait d’ouvrir ses portes.
Je possède seize bouteilles, de toutes sortes de formats. Je préfère les petits aux gros formats. Une bouteille de 250 ml me plaît davantage qu’une grosse d’un litre. Cette préférence m’oblige à me compliquer l’existence : au lieu de boire directement l’eau d’une bouteille d’un litre, que je verserais dans un verre, je prends la peine de remplir ma petite bouteille à même la grosse d’un litre, et je bois à même la petite, sans utiliser de verre. Ces petites que j’aime sont des bouteilles de vin de la marque Cellier des dauphins.
Pour le confort de mes oreilles lors de mon trajet en voiture pour me rendre les remplir –et nourrir papa–, il serait approprié que j’ajoute deux ou trois petites bouteilles à ces seize, afin de les immobiliser davantage dans la caisse pour qu’elles tintent moins.
J’ai d’ailleurs rapporté des bouteilles vides dans mes bagages, de retour de mon séjour en France, deux en provenance de Strasbourg et une de Middleburg aux Pays-Bas. J’accumule les bouteilles dans une caisse de lait en plastique, comme on le voit ci-dessus, que j’ai expressément achetée dans une quincaillerie. Ce n’est pas écologique et tout le tralala autour du plastique et de l’extinction de l’espèce humaine, mais quand j’ai une idée en tête il est difficile de l’en déloger. Je pense que c’est une caractéristique de ma personne qui énerve mon père, parce qu’encore maintenant, alors qu’il est très avancé dans sa maladie de Parkinson, il lui arrive de me traiter, comme ce fut le cas ce soir, de tête de cochon.
J’en reviens aux amis. Ayant fait mon approvisionnement en eau sulfureuse pas longtemps avant notre party d’huîtres, j’ai déposé ma caisse dans le garage, pas très loin des quelques marches qui nous font accéder à la maison. Voilà les amis, à un moment donné, qui remarquent la présence de cette caisse de bouteilles et qui en prennent chacun une, pensant qu’il s’agissait d’eau gazeuse puisque les bouteilles portent l’étiquette Pellegrino. Je n’ai rien dit et je les ai laissés se servir. Ils n’ont rien dit, mais je ne sais pas s’ils ont bu l’eau, en ce sens que les verres sur la table en fin de soirée étaient vides, mais est-ce d’en avoir bu le contenu, ou de l’avoir jeté dans l’évier ? Encore ici, mystère et boule de gomme ! 

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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