Jour 344

La chatte
J’ai mis mes bottes, mon pantalon et mon manteau de pluie et je suis allée crier le nom de la chatte dans le bois derrière la maison.
– Mia ! Mia ! Viens voir la maîtresse !
– Elle est sûrement juste à côté de la maison, m’a dit mon mari.
Il avait raison. La chatte se tient dans une grotte qui la protège de la pluie, un espace créé par la rencontre de deux énormes roches. J’ai réussi à lui caresser la tête, mais comme elle n’avait pas envie de se faire mouiller, elle est aussitôt retournée dans son trou.
– Tu l’as trouvée ?, m’a demandé mon mari quand je suis rentrée.
– Oui, dans une des grottes à proximité du garage.
– Qu’est-ce que tu lui as dit ?
– Qu’elle était la bienvenue à la maison et qu’elle y trouverait de la nourriture. Elle peut bien être maigre si elle ne mange pas !
– Elle doit bien manger des souris, des mulots, des petites bêtes, a répondu Denauzier.
– Elle m’a dit qu’elle allait penser à ma proposition et éventuellement l’honorer, mais elle ne peut dire quand.
– C’est bien. On va l’attendre, a conclu mon mari.
Donc, au moment où j’écris ces lignes, elle n’est pas morte mangée par un coyote, c’est toujours bien ça d’acquis.
Strasbourg
J’ai consulté les tendances de la température à Strasbourg, du 3 au 18 septembre, et il semblerait que ça tournera autour de 20 degrés, sans pluie, seulement des nuages occasionnels. Il va falloir que je revoie mes tenues, j’avais misé sur un temps caniculaire et prévu seulement un ou deux vêtements chauds. Pourquoi avais-je cette idée qu’il ferait un temps caniculaire ? Parce que lorsque je suis arrivée à Aix, en octobre 1985, il faisait encore chaud à presque minuit sur le cours Mirabeau, et tout le mois d’octobre avait correspondu à notre début de mois d’août. C’était il y a 34 ans. Je comprends les gens qui me disent d’arrêter de vivre dans le passé !
Je n’apporterai pas mon ordinateur pendant mes deux semaines de vie à Strasbourg, et donc je n’écrirai pas mon blogue, ou alors je vais emprunter l’ordinateur d’Emma et écrire un texte ou deux mais probablement pas plus.
L’ordinaire
J’ai tendance à trop souvent oublier qu’il peut se présenter des adjuvants sur mon parcours. Il s’en est présenté un sur mon parcours très chargé d’aujourd’hui. Un homme m’a ouvert la porte alors que je tenais des deux mains un plateau chargé de la nourriture que nous nous apprêtions à manger, tantine et moi, dehors au soleil, sur le terrain qui jouxte le restaurant La p’tite Bouffe. Non seulement cet adjuvant m’a-t-il ouvert la porte, mais constatant que j’essayais de prendre une photo de tantine, quelques minutes plus tard, pour immortaliser sa nouvelle coupe de cheveux, il est venu proposer ses services de photographe. Quand je l’ai remercié, et bien entendu pour flatter mon orgueil, il a répondu :
– Il n’y a pas de quoi mademoiselle !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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