Jour 394

J’ai mille choses à faire. À l’exception du test d’effort sur tapis roulant que je dois passer cet après-midi à l’hôpital, à l’exception des comptes à payer et du ménage que je diffère tout le temps, dans la maison, tout me tente de ce que j’ai à faire.
Je voudrais poursuivre la biographie de Ferré. Je n’ai que les cent premières pages de lues. Je commence à m’habituer au style de Robert Belleret, le biographe. Il accompagne chaque événement de la vie de Ferré de paroles de chansons, lorsque des chansons ont été écrites qui réfèrent à ces événements. Au début ça m’énervait parce que je ne suis pas sensible à la poésie, et parce que j’aurais voulu m’enivrer du récit de la vie de mon héros sans m’accrocher constamment dans des figures de style ou des effets sonores de syllabes qui s’entrechoquent. Maintenant j’en prends mon parti, et je dirais même que je commence à y prendre goût. En fait, Robert Belleret m’initie à la poésie puisque sa manière de procéder me permet d’avoir prise sur les mots du poète. Monsieur Tout-Blanc, par exemple, qui vit dans son château de cartes, c’est un pape, et non un fantôme, ou un cocaïnomane, ou un homme de peau blanche vêtu de lin blanc dans un pays d’Afrique noire, comme j’aurais été capable de l’imaginer !
Je voudrais planter les vivaces qui nous ont été données hier par des amis, en quantité importante, et ainsi enjoliver le grand terrain devant la maison. Les bibittes sont arrivées et c’est quand même forçant, creuser la terre, la nettoyer de ses racines et de ses roches, mais c’est une activité que j’aime. Je couvre le sol de paillis de cèdre rouge partout où je plante des vivaces, pour maintenir un peu d’humidité, et pour empêcher que les mauvaises herbes repoussent à vitesse grand V. On m’a suggéré de mettre du papier journal sous le paillis, mais je ne le fais pas. Je ne devrais pas étendre du paillis, il nécessite de l’entretien, il change de couleur au soleil –même si on choisit du paillis garanti contre le changement de couleur–, il finit par avoir un aspect terne, mais j’en mets pareil. Je préfère les terrains sur lesquels les bosquets de vivaces poussent à même le gazon, de façon désorganisée et sauvage, et pourtant je procède autrement, de manière très ordonnée, très structurée, à l’envers de mes préférences. Comme si ce n’était pas assez, j’entoure aussi les îlots de vivaces d’une bordure de roches — chacune à peu près grosse comme un ballon de football–, en me disant que c’est plus beau, bien que ce ne soit pas idéal parce que les vivaces s’y répandent et y poussent  tant bien que mal. Et bien que ce ne soit probablement pas plus beau. Mais certainement plus fatigant ! Pour ajouter enfin la goutte d’eau fatale qui entraîne le débordement du vase, je creuse le long de la bordure de roches, à l’extérieur de la rocaille, donc côté gazon, pour enlever les grosses pousses de pissenlit. Je comble ensuite cette mini tranchée creusée, et c’est le comble c’est le cas de le dire, d’encore un peu de paillis.
Je voudrais tricoter au moins un carré pour mon projet de housses de coussins. J’avais réussi à en terminer un, mais comme il était truffé d’erreurs, je l’ai défait et je dois repartir à zéro.
Et je n’ai rien dit encore de ma sculpture de rubans… et de la correction des textes de ma deuxième année de blogue…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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