Jour 476

chat

Bibi a acheté ce chat et l’a offert en cadeau à ses amis dont les finances sont souples.

Admettons que je me fixe le nouveau défi de produire cent toiles et de les vendre cent dollars chacune. J’obtiens 10 000$ et je rembourse avec ce montant le voyage européen auquel je pense et que, bien entendu, je n’ai pas encore fait puisque, à ce stade, je ne fais qu’y penser. Je tiendrais une maison ouverte, pour la vente, qui regrouperait au moins cent personnes. Bibi m’aiderait pour les invitations, elle m’en parle régulièrement, en ce sens qu’elle aimerait que ses proches puissent profiter de mes créations, et elle connaît des proches dont les finances leur permettent d’investir en art. Pour le seul aspect d’ouvrir la maison à cent personnes, il n’y a pas de problème parce qu’elle est très grande et que je pourrais même installer des toiles dehors. Mais il ne faudrait pas qu’il pleuve. Si Yvon venait, il n’achèterait rien, il m’a déjà avertie. Sa propre maison déborde de toiles, d’une part, et bien qu’il me trouve un style certain, ce n’est pas un style avec lequel il aimerait vivre à longueur d’année. En ce sens, il est plus facile, je pense, d’acheter mes toiles quand on ne connaît pas trop l’histoire de la peinture et qu’on se contente de se laisser séduire par les couleurs et les lignes naïves. Certaines personnes viendraient qui achèteraient un petit format pour m’encourager. Pourquoi petit format, si on peut avoir un grand format pour le même prix ? C’est qu’avec un petit format on se trouve moins encombré, des fois que la toile ne soit pas un coup de cœur pour l’acheteur, mais plutôt un encouragement. À la limite, je connais des gens qui me donneraient 100$ sans même participer à ma journée Portes ouvertes. Je sais aussi, pour l’avoir vécu, qu’une telle journée s’étire sur plusieurs autres, en ce sens qu’une personne contactée me répondra qu’elle ne peut venir le 11 du mois, mais qu’elle peut venir le 12, et ainsi de suite. J’aimerais beaucoup vivre le phénomène suivant : les murs sont couverts de toiles à l’arrivée des gens, puis ils se vident peu à peu car je laisserais les gens partir avec leur achat. Dans une galerie, le peintre qui vend une toile colle un point rouge à côté du titre de l’oeuvre, sur le mur, et ne la remet à l’acheteur qu’à la fin de l’exposition, pour que tout le monde qui se présente à la galerie puisse découvrir l’ensemble de la production. Moi, j’arrangerais ça à la bonne franquette : on achète et on part avec son achat, sans emballage, ou alors j’essaierais peut-être de me procurer des sacs de plastique grand format pour protéger la toile minimalement, d’une part, et donner à mon exercice un semblant de professionnalisme, d’autre part. En ce sens, il ne faudrait pas que ce soient des sacs à poubelle noirs.
Maintenant que j’ai évoqué plusieurs cas de figure selon lesquels les gens ne seraient pas touchés par mes toiles, puis-je imaginer une seule seconde qu’une seule personne aimerait réellement une de mes créations, sans que je pense qu’elle se trompe ou qu’elle exagère ? Hum… difficile…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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