Jour 478

bourgogne

Variations sur la couleur bourgogne. Crédits photo : la serveuse. 

Je vais récapituler. 1) En allant au salon funéraire pour le décès de l’oncle de Denauzier, nous avons rencontré, non sans surprise, notre comptable, celui qui est le vingtième d’une famille de vingt-et-un enfants, mais comme le plus jeune est décédé, c’est lui maintenant le plus jeune, à soixante ans passés. Une de ses sœurs s’appelle Bibianne, et je connais aussi une autre Bibianne en Abitibi, donc j’en ai trois à mon actif avec mon aînée, d’où il ressort que oui, c’est un prénom rare, mais mon élargissement culturel me permet en vieillissant de traiter ce phénomène de rareté avec plus de mesure.
2) En allant à la SAQ de St-Jean-de-Matha, Denauzier et moi avons rencontré, qui faisait déguster un vin rouge espagnol, un ami d’enfance de mon frère Swiff. J’étais à peine entrée qu’il m’a dit sans hésiter que je m’appelais Lynda, en ajoutant qu’il était sûr de ne pas se tromper parce que j’ai la même voix que celle de ma sœur. Je lui ai trouvé une ressemblance avec un de mes cousins, bien entendu il ne pouvait s’agir du cousin, pour finir il a fallu qu’il me dise qui il était.
3) En allant au restaurant à Montréal rencontrer mes ex-collègues, c’était pendant les gros froids de fin janvier, j’ai rencontré Nicoletta, mon amie de l’Île-Perrot. Elle avait l’air très concentré de qui a peur de glisser sur les trottoirs glacés. Elle portait une tuque aux couleurs joyeuses, mais dans l’excitation de notre rencontre surprise, j’ai oublié de lui dire que j’aimais sa tuque.
4) En allant il y a un petit moment dans une autre SAQ de la banlieue de Québec, où j’allais rendre visite à mon amie Estelle, le caissier m’a dit que je m’appelais probablement Lynda et que nous avions étudié ensemble au Conservatoire. J’aurais aimé retourner à la SAQ lors de ce bref séjour pour lui parler un brin davantage, mais l’occasion ne s’est pas présentée.
5) En allant aujourd’hui dans une succursale de Allô mon Coco !, aussi loin qu’à ville d’Anjou où je ne vais jamais, pour bruncher avec mon cousin et mon oncle que je ne vois pas assez souvent, il est arrivé ceci :
– Dis-moi, cousin, ai-je glissé alors qu’on s’installait à la table qui nous avait été assignée, la dame, là, juste à côté, c’est Anita, tu ne penses pas ?
– Non, impossible, ça ne peut pas être elle.
– Elle lui ressemble excessivement si ce n’est pas elle. Je pense que c’est elle.
– Va vérifier, si tu ne me crois pas.
Alors je suis allée me planter à la table d’Anita. Elles étaient trois femmes à placoter. Les deux premières m’ont regardée sans comprendre jusqu’à ce qu’Anita, la dernière, lève la tête vers moi. Étreintes et surprise totale et comment vas-tu, quelle coïncidence. Anita, c’est une de mes cousines par alliance.
Cerise sur le sundae : une fois assis autour de la table, je constate que nous portons tous les trois un vêtement de couleur bourgogne. Moi, pour aller plus loin, parce qu’on m’a enseigné dans mes cours d’arts plastiques qu’il faut toujours repousser les limites, je porte un t-shirt de la couleur des banquettes.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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