Série vestimentaire – SV22

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Tenue vanille par excellence, aucune fioriture.

Pour un ensemble de raisons, je suis revenue fatiguée à la maison après ma journée avec tantine. Nerveusement fatiguée, pas fatiguée comme lorsqu’on se dépense physiquement. Pour me détendre, quand je suis fatiguée de la sorte, plusieurs options s’offrent à moi. Marcher dehors par le froid vif de cette fin d’hiver, comme nous l’avons fait Denauzier et moi, fut salutaire. Nous en avons profité pour observer les rampes de galeries des maisons avoisinantes, car un projet de rampe, main courante, galerie et escaliers est au programme cet été, à Montréal.
Écouter un film est un autre excellent choix pour passer à travers ma fatigue. Je n’ai rien à faire d’autre que me laisser transporter dans un univers qui n’est pas le mien. Pas besoin de parler. Lire peut aussi convenir, si le contenu du livre se veut grand public. Jouer au solitaire sur mon téléphone est excellent, mais je me lasse après trois minutes. Feuilleter une revue de mode est, je pense, la meilleure option.
C’est ainsi qu’après la promenade dans le froid vif et après l’envoi de quelques courriels, mon mari et moi sommes allés au lit, lui pour le dodo, moi pour feuilleter le Vogue américain du mois de mars dernier. Tout ce que j’y ai vu m’a plu, or tout ce que j’y ai vu se porte difficilement. Je fais référence à des pantalons dont les jambes ont la largeur d’un sac à ordures noir (Comme des garçons), ça veut dire que le tissu s’enroule autour des jambes au hasard des mouvements et du vent et que le corps finit prisonnier à ne plus pouvoir bouger, ou si on bouge on risque de tomber. Je pense à des robes dont les côtés entre l’encolure et les hanches sont complètement ouverts (Jimmy Choo), donc il est préférable de se maintenir prisonnière de ses mouvements si on ne désire pas montrer sa poitrine. Me revient aussi une robe qu’on aurait dit faite de grands carrés de soie Louis Vuitton superposés, apparemment retenus par une ceinture à la taille (Dries Van Noten). Ou encore une jupe plissée taillée dans un crêpe léger, un côté plissé plus long d’un pied par rapport à l’autre côté (Céline). Que des vêtements relevant de l’excès et du dépassement des limites.
À l’opposé, mon vêtement d’aujourd’hui est on ne peut plus sobre et classique, un vieux pull noir élimé à col cheminée, 100% acrylique, mille fois porté, on commence même, comme en attestent les fibres à la hauteur de la poitrine, à voir à travers. Finalement, ce sont ces vêtements qui n’ont l’air de rien, classiques, qui existent depuis pratiquement la nuit des temps, qui sont mes préférés. Pas d’imprimé.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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Une réponse à Série vestimentaire – SV22

  1. Simple, magnifique, et très sexé sans être vulgaire. Ça te convient tellement. On l’imagine également très doux au toucher. Ce que je préfère depuis toujours.

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