Série vestimentaire – SV7

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Jour 7, ça fait déjà une semaine de défi.

Nous sommes au début des années 2000, je partage encore ma vie avec Jacques-Yvan, Emmanuelle n’est pas avec moi, je me demande bien où elle est, peut-être chez son grand-père à St-Jean-de-Matha pour profiter du lac et de la baignade ? Je suis pour ma part au centre-ville moribond de Joliette, au magasin André Lalonde Sport qui occupe un grand espace à l’angle du boulevard Manseau et de la Place Bourget. Je ne possède pas encore de vêtements de sport. À cette époque, je porte presque tout le temps la même chose vestimentairement car je dispose d’un inventaire très restreint, d’un inventaire de robes, dont plusieurs achetées chez Arnelle. De robes qui font madame, pas mal madame. Toujours est-il que j’entre chez André Lalonde Sport et j’en ressors avec ce haut de la marque Asics, Made in the USA. Il est doté d’une poche du côté droit dont la fermeture éclair est cousue en diagonale. Ça agrémente joliment le vêtement. Pour agrémenter davantage, j’ai ajouté un bracelet au poignet gauche de mon mannequin, un bracelet multicolore qui appartenait à maman. L’autre jour, pour accompagner une tenue qui manquait de couleur, j’ai attrapé le bracelet à la dernière minute. Il traîne en permanence sur un plateau d’osier dans lequel s’accumulent toutes sortes de petites affaires, sur le manteau du foyer dans notre chambre. J’avais mon manteau d’hiver sur le dos, ça veut dire qu’au moment de quitter la maison je me suis rendu compte qu’il me manquait quelque chose, que je suis allée chercher dans la chambre, et j’en ai profité pour attraper le bracelet au vol, que j’ai mis dans la poche du manteau. Or, il y est resté, et je ne m’en suis rendu compte que quelques jours plus tard.
Le vêtement Asics s’est retrouvé pendu à un cintre dans mon bureau à l’université, à un moment donné. Une collègue ayant renversé sur elle sa tasse de café, je m’étais empressée de la dépanner.
– Je n’ai pas ton gabarit, avait-elle dit en regardant d’un œil incertain le chandail que je lui tendais.
– Il va te faire mieux qu’à moi, avais-je répondu, je ne le remplis pas. Si tu l’aimes, avais-je ajouté, je te le donne.
La collègue avait accepté ma forme de dépannage et passé le restant de la journée dans un vêtement très très ajusté.
Je vais le porter dans les prochaines minutes, après avoir écrit ce texte et après avoir déshabillé mon mannequin, mais je ne le garderai pas pour aller nourrir papa, en fin de journée, parce qu’il est taché. De toute façon, comme pour mon chandail vert, il ne me va pas bien au teint.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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