Jour 670

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Voici où en est ma vache le 15 février 2018.

Jeudi, jour tantine. Je suis arrivée tard chez elle et elle avait faim, alors nous n’avons pas fait la route jusqu’à Rawdon, surtout qu’il ne faisait pas beau. Nous sommes allées au restaurant du village. Comme nous sommes arrivées à presque treize heures pour manger, nous étions à peine installées sur nos banquettes que la plupart des clients s’en allaient. Au bout d’un moment, nous avons eu le restaurant pour nous toutes seules, comme hier j’ai pu bénéficier, seule avec ma coiffeuse, de son salon sans musique. À notre arrivée au restaurant, le stationnement était plein de voitures. À notre sortie, il n’y avait plus que ma petite Sonic blanche dans la cour, cour couverte de glace pour demeurer dans l’esprit du récit que j’ai soumis à Radio-Canada.
Après le repas, nous avons fait les courses juste en face du restaurant, de l’autre côté de la route principale. Je suis un personnage connu au Métro parce que j’y vais souvent. On a la notoriété qu’on peut. Il faut dire que dans un village tout le monde se connaît, bien que le village où habite tantine ne soit pas celui où j’habite.
– Marc est demandé à l’avant, a dit la caissière voyant que nous arrivions, tantine et moi, avec nos paniers.
Assez rapidement, Marc, l’emballeur, est arrivé.
– Vous vous êtes fait couper les cheveux !, s’est-il exclamé.
Je n’en suis pas revenue.
Après ma journée chez tantine, j’ai passé du temps sur ma vache, dans la salle à manger en compagnie des Jeux olympiques à la télévision. Dans le fond, je ne devrais pas les écouter parce que ça me déprime. À chaque fois qu’il est fait mention d’un athlète dont on attend beaucoup parce qu’il est le meilleur dans sa discipline, j’imagine qu’il va rater son coup, comme j’ai raté mon coup quand on attendait beaucoup de moi à mes concerts de guitare classique, comme j’ai raté mon coup à des entrevues professionnelles, comme j’ai raté mon coup dans mon rôle de professeur de français à Grenoble, et quoi encore. Quand on parle des athlètes, on mentionne aussi qu’ils sont entourés de psychologues pour leur préparation mentale. Encore là, j’imagine que même entourée des meilleurs psychologues, je ne serais pas à la hauteur des attentes, je raterais systématiquement mon épreuve.
Je m’arrête là parce qu’il est tard, que je suis fatiguée, et que, masochiste, je veux regarder un peu d’olympiques –pour n’avoir fait que les écouter pendant que je maniais le pinceau.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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Une réponse à Jour 670

  1. Jacques Richer dit :

    Elle est très bien. J’aime l’intérêt qu’elle porte aux voyeurs qui l’observent. Elle a un petit côté « globe terrestre » (de par ses matches qui font penser à des continents… même si elles sont bleues!). Faut évidemment avoir la sphère très élastique…

    J’aime

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