Jour 765

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Abat-jour nouvelle manière, j’ai cinquante-huit ans.

Nous sommes allés à Montréal pour rien. L’entrepreneur qui devait entamer ce matin à la première heure des travaux d’excavation devant et dans la maison de Notre-Dame-de-Grâce a décidé à la dernière minute qu’il s’occuperait de nous plus tard dans la semaine. J’étais convaincue qu’à notre arrivée vers onze heures le sol serait déjà creusé, le trottoir arraché et la rue bloquée par les pépines. Loin s’en faut. Je suis une idéaliste, il m’arrive souvent de l’oublier.
Idéaliste et artiste, selon mon mari. Voici ci-contre ma plus récente création, un abat-jour de verre –trouvé dans le garage de Denauzier– que j’ai couvert de toutes sortes d’affaires. Il décore depuis cette dernière fin de semaine la pièce centrale au chalet du lac Miroir. La photo, comme plusieurs de mes photos malheureusement, ne met pas mon sujet en valeur. Les carreaux de la nappe rouge, les barreaux de chaises, la belle théière fabriquée par Martine Buczkowski créent une quantité non négligeable d’interférence dans ma composition visuelle.

lampePapier

Abat-jour ancienne manière, j’avais vingt ans.

J’ai déjà fabriqué un abat-jour quand j’étais au début de la vingtaine et que je vivais à Québec. C’est une amie qui m’avait entraînée dans cette aventure car à l’époque, c’est certain, je n’y aurais pas pensé moi-même. On achetait la structure métallique dans un magasin d’artisanat, du papier de riz, du polymère, de la frange pendouillante et de la couleur acrylique pour teindre le papier. Un pinceau, si on n’en avait pas déjà. On obtenait le résultat ci-contre que j’ai trouvé sur Internet en tapant « papier de riz » dans Google. Autrement dit, la lampe n’a pas été faite par moi, mais elle ressemble aux quelques-unes que j’ai faites autrefois, moyennant la longueur de la frange, j’allais vers plus court.

flyCatcherAu nombre des toutes sortes d’affaires qui entrent dans la composition de mon abat-jour, il y a une cartouche de papier gommé qui sert à attraper les mouches –mon père en achetait quand j’étais petite qu’il faisait pendre dans la véranda du chalet au lac Vert. Un savon de format miniature comme on en trouve dans les hôtels. Un bonbon Werther’s Original dans son emballage de couleur dorée. Des bijoux que je ne porte plus, incluant des perles de verroterie. Les plumes d’une perdrix que Denauzier a rapportée de sa promenade en quatre roues –et que nous avons mangée apprêtée avec des tranches d’orange. Un bouchon de liège d’une bouteille de vin Antu qui provient du frère de Denauzier. Des bouts de laine multicolore que m’a donnée Emma. Un capteur de rêve. Un enfile-chaussure qui traînait dans le chalet. Une salière et une poivrière en plâtre que j’ai sculptées moi-même du temps de mes études en arts plastiques et sur lesquelles il est gravé ciel pour le sel, et poire pour le poivre. Etc.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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