Jour 776

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On dirait une toile d’inspiration autochtone.

La nuit dernière j’ai crié dans mon sommeil et mon mari a dû me secouer pour me calmer. Je ne sais pas si c’est parce que je vis par épisodes dans la nature sauvage, mais le protagoniste principal de mon cauchemar était un loup qui voulait m’attaquer. Il ressemblait au pseudo-loup que j’ai peint il y a quelques années et qui apparaît ci-contre (à l’avant-plan en gris et noir). Le loup s’y prenait d’une manière sournoise en émergeant de la noirceur totale pour venir me barrer la route. J’essayais de crier pour évacuer la peur ou encore pour appeler à l’aide, mais comme cela arrive presque tout le temps dans mes rêves, il ne sortait aucun son de ma bouche. J’étais bloquée, paralysée, incompétente à souhait, incapable, impuissante. Si la protagoniste Lynda était muette face au loup, la Lynda de chair et d’os qui rêvait ne l’était pas. C’est déjà ça.
Plus tard, dans un autre moment de ma nuit, je devais prendre l’avion. Encore une fois, je me retrouvais irresponsable, tête de linotte, pas à mon affaire. Je m’étais préalablement informée à savoir si ma place était bel et bien réservée sur le vol que je voulais prendre. Oui oui madame, pas de problème, me répondait-on au téléphone, mais je me doutais que je n’avais pas fait ce qu’il faut pour détenir une place en bonne et due forme. Je me laissais porter par les paroles de l’agent qui m’avait probablement répondu sans prendre la peine de vérifier. Au moment de prendre l’avion, arrivait ce qui devait arriver, je ne pouvais pas monter. Je ne pouvais pas non plus reculer de l’endroit où j’avais attendu en file, j’étais coincée là. Pour ne rien arranger, Emmanuelle et une amie devaient prendre le même vol. Elles n’avaient pas encore dix ans dans mon rêve. Il n’y avait pas moyen que je leur parle pour les avertir de ne pas s’inquiéter. Notre destination était Paris, et voilà que les deux fillettes allaient se retrouver en pleine ville en ne pouvant compter que sur leur débrouillardise. Je me faisais du souci non pour Emma, mais pour son amie ! Autrement dit, je perçois ma fille comme étant pleine de ressources et rarement prise au dépourvu.
Après avoir publié mon texte d’hier qui se voulait une réflexion sur le temps qui passe, je me suis rendu compte que j’avais nommé tous les gens de mon environnement immédiat que je porte dans mon cœur, à l’exception de ma fille. Étrange, me suis-je dit. Pas si étrange, me suis-je aussi dit. Emma entame sa vie et on peut dire qu’elle a encore du temps devant elle, plusieurs décennies normalement. Elle est dans la portion ascendante de la courbe du temps, alors que papa est rendu à la fin de la courbe descendante. En outre, elle n’est pas présente géographiquement dans ma vie de tous les jours.
Je vais de ce pas relire la première moitié de Vol de nuit, de St-Exupéry, que j’ai commencé hier. Le texte est poétique et je n’arrive pas à me représenter les lieux du récit, il me semble que les événements ne sont qu’esquissés, je ne retiens que les réflexions de Rivière quant à son intransigeance envers la nature humaine… J’étais peut-être trop fatiguée. J’y retourne.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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