Jour 818

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La plante que j’ai achetée pour presque rien est une Guzmania, mais il faut que je m’attende à ce qu’elle ne fleurisse pas.

De retour à la maison, papa me faisait savoir qu’il avait faim.
– Qu’est-ce qu’on mange ce midi ?, m’a-t-il demandé.
– Je ne sais pas, je vais regarder ce qu’il y a dans le frigo.
– J’aimerais bien manger de la galette de sarrasin (c’est son repas préféré et je pense qu’à son âge ce sera aussi le mien).
– Penses-tu que Bibi a de la farine de sarrasin ?, ai-je demandé à papa.
– Elle en a tout le temps, fut la réponse, mais il s’agissait d’une fausse réponse parce qu’elle n’en avait pas.
Je suis allée en acheter, encore une fois à quelques rues au centre-ville. De retour à la maison, papa me demande, cette fois, où était passé le chat.
– Je l’ai cherché dans toutes les pièces, m’a-t-il informée. On dirait qu’il s’est sauvé.
Cherche le chat, ouvre les portes de tous les garde-robes et de toutes les armoires, armoires que papa appelle, fort joliment, des cabanons.
– Il ne serait pas dans ces cabanons ?, m’a-t-il demandé en pointant les armoires du bas, dans la cuisine.
On a fini par le trouver caché dans une boîte de carton. Fiou !
– Bibi aurait fait une crise cardiaque, a dit papa, lui avoir annoncé qu’on avait perdu le chat !
J’ai ensuite entamé la préparation des galettes en me demandant, pendant que je délayais le mélange, s’il y avait de la mélasse dans le garde-manger.
– Sais-tu, papa, si Bibi a de la mélasse ?, ai-je demandé.
– Elle en a tout le temps (bis), fut la réponse, mais il s’agissait d’une fausse  réponse… donc je suis retournée d’où j’arrivais, je veux dire le magasin où je venais d’acheter la farine, pour acheter cette fois de la mélasse.
– Rebonjour, m’a dit la dame à la caisse.
– Rebonjour, m’a dit papa à mon retour. Est-ce qu’on mange ?
Je l’ai fait patienter avec quelques gorgées de boisson Ensure, qu’il aime, heureusement.
– Je ne suis pas très bonne pour faire cuire les galettes, ai-je commencé quand est venu le temps de les mettre à la poêle.
– Aimerais-tu mieux qu’on mange des crêpes ?, a suggéré papa.
– Non, le mélange des galettes est déjà fait. C’est la cuisson qui m’embête un peu, mais tu vas voir, je vais me déniaiser et ça va être bon.
– C’est ça, a répondu papa. Déniaise-toi.
Les galettes se sont avérées excellentes, j’ai même réussi à les faire sauter dans la poêle sans utiliser un instrument de style spatule pour les retourner. Papa en a mangé deux, et moi trois. La mélasse, cependant, s’est avérée pas assez sucrée à mon goût, j’ai acheté de la BlackStrap biologique. En ce moment, car le temps a passé et nous sommes déjà rendus à l’heure du souper, les pâtes sont en train de cuire et la sauce à spaghetti sera bientôt assez chaude pour que je baisse le niveau de chaleur au chiffre deux sur la cuisinière électrique.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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