Jour 826

Encore une fois, j’ai connu une déception. Ce fut simplissime, sur le coup, de déposer le fichier PDF qui regroupe les textes de ma première année d’écriture sur le site d’une bibliothèque de livres libres et gratuits –en l’occurrence Free-Ebooks.net. Mais c’est après que les choses se sont gâtées. Ma boîte de réception de courriels a vite été envahie par des messages de félicitations automatiques, par des sollicitations bien sûr pour découvrir des logiciels et autres services performants payants, sans parler de la crainte qu’ont ressentie mes amis. Plus prudents que moi, ou alors moins portés par l’enthousiasme de l’idéalisme, ils n’ont pas osé cliquer sur le lien que j’ai publié (texte 828), des fois que leur ordinateur se serait fait infecter par quelque virus. Ma fille, plus jeune, n’a pas été intimidée par le processus parce qu’elle a l’habitude de visiter les bibliothèques virtuelles, mais je compte peu de jeunes lecteurs intrépides comme elle.
Alors j’ai tenté de m’en sortir avec les moyens dont je dispose. J’ai créé sur mon blogue une nouvelle catégorie qui s’intitule Mes publications par année. Quand on clique sur ce lien, offert en haut et à droite de l’écran, on accède pour l’instant au fichier qui regroupe les textes de ma première année d’écriture –et qui a été mis en pages professionnellement par mon collaborateur Berger. Au fur et à mesure que je vais en être capable, le même lien va donner accès aux autres fichiers des autres années, jusqu’à la fin de mon défi qui est prévue en 2021. Voilà, on n’en parle plus –c’est tellement compliqué–, on n’a qu’à cliquer !
Je me suis demandé ce matin en jardinant comment réagit une maman merle qui découvre que sa portée a disparu. Est-elle envahie par la panique, la frayeur, la stupeur ? Survole-t-elle pendant des heures l’endroit où était entreposé le canot en criant sa souffrance ? En supposant qu’elle ait souffert, est-ce que ça lui a pris du temps à s’en remettre ? Est-ce qu’elle s’est fait du sang de cochon, comme ça nous arrive les humains, au point d’envisager de ne plus pouvoir vivre, jusqu’au moment où, n’en pouvant plus de ne plus pouvoir vivre, elle s’est tournée comme le dirait mon père sur un trente sous –ou sur un dix cennes– pour décider qu’elle ne s’en faisait plus et que la vie continue ? Est-elle partie à la recherche d’un mâle pour tenter de donner naissance à nouveau ? Est-elle génétiquement conçue pour ne donner naissance qu’une fois par année ? On le voit, je ne connais rien aux oiseaux.
Je me suis aussi demandé –ce fut la journée des remises en question– comment j’allais pouvoir rentrer à la maison, cet après-midi, après avoir marché quelque 500 pas jusqu’au casier de courrier. À l’aller, tout a bien été. Mais au retour, j’ai été envahie par une armée de mouches noires, au point de ne pas oser respirer, de me tenir les lèvres serrées et les yeux plissés. Pourtant, incroyable mais vrai, je portais un filet anti-moustiques.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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