Petit mot court – PMC 6

C’est plus stimulant de marcher en ville qu’en campagne, je trouve, en raison de la diversité. Mais l’air de la ville est moins pur que l’air de la campagne, et à ce temps-ci de l’année les trottoirs de la ville sont couverts de petites roches qui se glissent dans les chaussures, alors qu’à la campagne il n’y a pas de petites roches parce qu’il n’y a pas de trottoirs –mais il y a de la boue !
À midi moins dix, j’ai marché sur la rue Monkland jusqu’aux Premières moissons y rencontrer une amie avec laquelle j’ai dîné. Puis, je suis revenue chez Emma pour quelques heures, au terme desquelles je me suis dirigée dans le sens contraire de la rue Monkland, vers Queen-Mary, rencontrer d’autres amis pour le souper.
J’ai traversé quelques rues de Hampstead sans trop d’intérêt car ce quartier très riche ne m’inspire pas. En oblique, je me suis dirigée vers les rues non commerçantes de Côte-des-Neiges qui me font toutes penser à Jacques-Yvan à chaque fois que j’y passe. J’ai rapidement atteint le quartier universitaire, la tête pleine non plus de Jacques-Yvan mais des promenades que j’y ai faites autrefois avec mes collègues.
Outremont ensuite m’a accueillie, dans le calme quartier des maisons cossues habitées par une majorité francophone, avant que je n’atteigne la rue Bernard, toujours joyeuse. J’ai ralenti le pas sur Bernard pour flairer l’air du temps, ou, comme l’aurait dit mon amie artisane à la campagne, pour m’imprégner des vibrations énergétiques de la ville. Je suis entrée dans une boutique de produits naturels pour en humer l’odeur.
De là, avec mon manteau noir, je me suis fondue aux piétons hassidiques jusqu’à ce que se profilent les premières rue du Mile-End. J’adore. J’ai demandé à une dame qui promenait son chien si j’allais bientôt rencontrer le boul. St-Laurent où je me rendais, elle m’a dit oui, cela m’a rassurée car l’heure du rendez-vous était presque arrivée. Nous sommes entrés au bistro, les trois amis, presque en même temps. J’ai marché la très grande partie du retour. Total, 25000 pas.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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