Jour 910

Ce week-end finalement je n’ai pas lu Je voudrais qu’on m’efface, ni Fuir. Je prévoyais lire pour occuper mes journées de repos puisque je suis malade. J’ai lu, mais pas les textes des autres. J’ai lu les miens. J’ai lu les premiers textes que j’ai écrits sur mon blogue il y a presque six ans maintenant. J’ai donc passé le week-end en compagnie des bibittes qui me tenaient compagnie quand je plantais des spirées sur le terrain de ma maison de campagne à St-Alphonse. J’ai passé le week-end en compagnie de chouchou du temps que nous habitions encore ensemble à Montréal. J’ai repris contact avec mon travail à l’université, j’ai pris le métro pour me rendre travailler et pour revenir le soir.
J’ai aussi passé le week-end avec mon ami DSK puisque j’ai démarré mon projet d’écriture début mai 2011, or c’est le 14 mai de la même année que DSK aurait agressé sexuellement Nafissatou Diallo au Sofitel de New York. L’affaire avait fait le tour du monde à la vitesse de l’éclair. J’avais regardé avec grand intérêt à la télévision un extrait de son audience au cours de laquelle une femme juge lui annonce qu’il va se faire incarcérer. Il n’avait pas l’air content ! Je me rappelle avoir été happée par son air, je n’arrivais pas à détacher mes yeux de son visage. Je me disais qu’aucun acteur n’aurait pu exprimer si bien l’exaspération qui était la sienne et qui n’était transmise par aucun mot, seulement par le regard. Par curiosité, tout à l’heure, je suis allée regarder à nouveau l’extrait de son audience sur You Tube et je n’ai pas été frappée outre mesure par l’expression de son visage, j’ai surtout remarqué à quel point on entend le déclenchement des appareils photos, la vidéo est parsemée de clic clic clic qui ne dérougissent pas.
Étant donné que j’ai imprimé mes textes et que j’ai rangé les feuilles dans un cartable, ma première idée, voyant que je m’intéressais ce week-end à mes écritures d’il y a six ans, a été de m’installer, mon cartable avec moi, sur le canapé à côté de mon mari pour me relire. Mais rapidement j’ai eu envie de corriger ceci, cela, et d’une chose à l’autre je suis revenue dans mon bureau, à mon ordinateur, améliorer mes textes. Retrancher un mot, une phrase, rarement un paragraphe. Et d’une chose à l’autre, pour rendre le projet vivant, je suis partie à la recherche de quelques photos. Quand il a été question du musicien Jordan Officer, par exemple, j’ai inséré la photo du CD que je possède. Et ayant abouti sur un site qui offrait en plus des extraits des pistes du CD, je les ai écoutées. Et ayant inséré des photos dans mes textes, je les ai accompagnées de légendes un peu rigolotes.
C’est sûr que mon esprit depuis ce week-end s’intéresse davantage aux textes anciens qu’à ceux à venir. C’est plus facile. Je n’ai rien à inventer, je me contente de m’amuser avec du matériel existant, en baignant dans une douce nostalgie.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s