Jour 966

Je vais écrire mon texte d’aujourd’hui et après je vais faire une expérience. Entre les deux, le texte et l’expérience, je vais probablement souper. Et je vais aussi vouloir écouter le premier dix minutes des informations de 18 heures.
En ce moment, en manière d’apéro, je bois une bière Stella. Je la calerais volontiers, mais après je n’en aurais plus à boire, alors j’essaie de me contrôler. Bien sûr, je pourrais en boire deux. Mais ça représente le double de calories. En outre, ça rendrait mon esprit moins clair pour écrire. Et une fois habituée à en boire deux, je voudrais en boire trois, etc. La bière, cela dit, était très bienvenue, lorsque mon mari me l’a proposée, parce que j’ai passé quelques heures sur le terrain à m’occuper de deux berbéris qui ont mangé de la misère pendant l’été. Quand je travaille dehors, est-ce relié au grand air, à l’exercice, je finis par avoir soif.
Les berbéris ont été mangés par un insecte ravageur, au printemps. Ils ont réussi à croître de quelques pouces pas très convaincants cet été. Et ils ont encore été mangés par un insecte, peut-être le même, cet automne. Alors je les ai transplantés ailleurs, avant le gel, à un endroit où ils vont bénéficier d’une plus grande exposition au soleil. À chaque fois, c’est la même chose. Je m’occupe des plantes comme si elles étaient mes enfants. Je me mets dans leur peau, je me fais du souci pour elles, je me demande où est-ce qu’elles aimeraient habiter, où est-ce qu’elles vont le mieux s’épanouir. Je suis le Petit prince des berbéris. Au lieu de me faire du souci pour elles, je pourrais lire sur un site web comment entretenir tel et tel types de plante, procéder ensuite à mes plantations en étant plus sûre de moi car mieux informée. Or, j’ai lu sur un site web que les berbéris requièrent peu d’entretien, sont coriaces, s’adaptent à plusieurs types de sol et peuvent vivre heureux au soleil comme à la mi-ombre, mais cela n’a pas empêché l’insecte ravageur de leur faire la passe. Alors je continue d’être inquiète quand je pense à mes plantes dehors. Et aussi quand je pense à celles qui sont à l’intérieur.
Ce matin, j’ai fait cuire à la mijoteuse des haricots blancs, pensant en faire des fèves au lard, mais finalement j’en ai fait des haricots à la provençale, avec du lard, mais aussi avec des herbes et des tomates, entre autres condiments. Je n’ai donc pas à m’occuper de préparer le souper, entre mon écriture et l’expérience, le souper est déjà prêt. J’ai d’ailleurs entendu Denauzier il y a quelques minutes se servir ce qui était peut-être un petit bol de ma mixture. Il n’a pas émis de commentaires, de style Hum ! c’est bon !, alors je ne sais pas si c’est bon, mais il est possible qu’il soit demeuré silencieux pour au moins une raison : ne pas me déranger.
Cependant, comme le veut l’adage, un des adages préférés de mon père, on ne sait jamais ce qui nous pend au bout du nez. Alors, bien que j’aie annoncé en début de texte que je comptais me consacrer à une expérience, en début de soirée, les plans ont déjà changé. Mon mari vient de recevoir un appel et nous allons devoir nous déplacer quelque part ce soir. L’expérience, je pense, ce sera pour demain, ou pour une autre fois. J’aurai l’occasion en masse, de toute façon, d’y revenir, puisqu’il me reste 965 textes à écrire.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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