Jour 995

Je considère que nous avons fait ce qu’il me semblait nécessaire de faire pour rendre confortable et agréable le sous-sol du logement de Montréal.
J’aimais dormir au sous-sol, du temps de ma vie commune avec Jacques-Yvan, nous y étions me semble-t-il protégés du bruit, des intempéries. Chouchou dormait tout au bout du corridor, dans la plus petite chambre donnant sur la cour, et à côté dormait son demi-frère qui pratiquait parfois du trombone pendant que chouchou essayait de s’endormir. Les parents, c’est-à-dire Jacques-Yvan et moi, dormions vis-à-vis de la salle de bains, entre les chambres à l’arrière et la salle familiale à l’avant donnant sur la rue.
Une nuit, du sous-sol, j’avais entendu des pas au-dessus de nous, autrement dit dans la grande pièce double qui servait de salle de séjour au rez-de-chaussée. J’avais entendu une porte glisser sur ses rails, la porte patio de la cuisine, et le bois en lattes du plancher craquer sous des pas. J’avais réveillé Jacques-Yvan qui s’était levé en quatrième vitesse, tout nu, pour jeter l’intrus dehors. Or, il n’y avait personne. J’avais rêvé.
Pour permettre à nos locataires de bien dormir et d’aimer le sous-sol, qui avait manqué d’amour ces deux dernières décennies, nous avons changé le tapis de bord en bord, dans toutes les pièces.
Nous avons acheté des plinthes à Joliette à un prix que nous ne nous expliquons toujours pas, nous les avons peintes en blanc, ici dehors dans la cour à l’aide de tréteaux.
Puis, à Montréal, avec l’expert les pattes d’ours, nous avons installé les plinthes sur les murs très vieux et très inégaux, ce ne fut pas facile, transportant pour ce faire dans le véhicule de Denauzier une scie à onglet et un compresseur. Transportant aussi des rallonges électriques, un escabeau, des fusils pour appliquer le calfeutrant, du papier sablé et autres outils indispensables.
Nous nous apprêtions à peindre la couche finale desdites plinthes installées lorsque le locataire nous a dit qu’il avait hâte que nous ajoutions des quarts de rond pour bloquer de façon certaine l’accès aux souris, aux fourmis, aux perce-oreilles et autres insectes.
– Des quarts de rond ?, m’étais-je entendu prononcer, n’ayant pas une seule seconde pensé qu’il fallait en installer.
D’une chose à l’autre, j’étais allée en acheter au Réno-Dépôt de la rue St-Jacques, pas tellement loin du logement de l’avenue Wilson. Et j’étais retournée en acheter n’en ayant pas suffisamment acheté la première fois. Et pour deux autres items reliés aux matériaux j’étais allée dans la même journée quatre fois au Réno-Dépôt. C’était la semaine passée. Un des deux items était une gorge, ça me revient.
Cette fois-ci, donc aujourd’hui, je n’ai pas eu à faire de déplacement en véhicule pour acheter des choses et, du coup, je n’ai pas goûté au restant d’été qui nous était offert en ce 28 septembre. Je suis restée enfermée dans le sous-sol toute la journée.
Nous n’avons pas commandé de pizza depuis le véhicule pour la manger chez mon frère à Joliette en soirée, comme nous avons fait les fois précédentes. Pour faire changement, nous sommes allés manger une pizza au Costco de Laval, sur le chemin du retour, à 20 heures. Puis, du véhicule, nous avons quand même fait un appel, à mon père, qui habite chez ma sœur, parce qu’aujourd’hui il célèbre ses 86 ans de vie sur terre.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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