Denauzier écoute en ce moment le hockey, la Coupe du monde, qui est disputée entre l’Europe et le Canada. J’ai hâte d’aller m’asseoir à côté de lui et d’enfin relaxer. Je pense qu’en vieillissant, une petite action de rien du tout déclenche presque systématiquement dans mon cerveau le désir d’un repos.
Tout, autour de mon mari, pendant qu’il écoute le match et que j’écris mon blogue, est sens dessus dessous. C’est à cause du chantier de peinture, qui n’en finit plus. J’ai peint tout à l’heure, entre 17 et 18 heures, les portes du placard, puis j’ai enchaîné, entre 18 et 20 heures, avec le mur accent. Pour rappel de mémoire, la couleur est Chat de Bombay, un mélange un peu mystérieux de gris foncé et de vert, mystérieux en ce sens qu’on ne peut pas dire si la couleur appartient à la famille des gris ou à la famille des verts. J’aime la tension que crée cette imprécision. Je pense que demain, à la lumière du jour, je vais me rendre compte qu’il y a des marques de pinceau partout et des traces de l’ancienne couleur beige sable sous les coups de rouleau. Nous allons donc devoir acheter un litre supplémentaire pour appliquer une troisième couche, et sur les portes, et sur le mur.
Cela ne pourra être fait demain, cependant, car nous serons à nouveau à Montréal, mon frère, mon mari et moi. Nous espérons apporter la touche finale aux travaux que nous avons entamés là-bas et qui n’en finissent plus, eux non plus. Si cela se passe comme les fois précédentes, nous allons terminer la soirée chez mon frère à Joliette devant une pizza que nous aurons commandée depuis la voiture, sur le chemin du retour. Nous allons manger la pizza et faire ensuite la route jusqu’à la maison. Les fois précédentes, il y en a eu deux, ce sera demain la troisième, nous sommes arrivés, plutôt fatigués, autour de 23 heures.
Tiens. Mon mari a quitté le match et s’occupe maintenant de la vaisselle. Là aussi, dans la cuisine, c’est un chantier. Ce matin j’ai terminé de réduire en purée les pommes que nous avons cueillies la semaine dernière, et je me suis occupée de cette purée tout en pliant la pâte à pain qui avait gonflé toute la nuit. Je n’avais pas fini ces deux projets qu’il était midi –je me suis réveillée tard, à 10 heures–, et j’ai donc improvisé pour préparer quelque chose pour dîner, à partir des rares ingrédients qu’il y a encore dans la maison. J’ai réussi à préparer un potage à la courge.
Très vite, après le potage accompagné de mon bon pain, et laissant donc la cuisine encombrée, je suis partie chez tantine, m’occuper de ses plates-bandes. Ça aussi, c’est un projet qui n’en finit plus. Je me suis attaquée à la plate-bande la plus grande, à mon arrivée, parce qu’elle est orientée au sud et qu’il faisait bon me laisser réchauffer le dos pendant que je travaillais. Ça ne faisait pas cinq minutes que je désherbais que j’ai commencé à avoir soif. Je me suis programmée pour un travail continu jusqu’à 15 heures, heure de la collation friandise au chocolat dans la balançoire avec tantine et son chien. Tantine lisant dans mes pensées, elle m’a apporté un verre d’eau, en même temps que la friandise, que j’ai bu d’un trait.
Avec l’arrivée de l’automne, j’espère me consacrer à des projets qui n’en finissent plus mais qu’il me plaît de constater qu’ils ne finissent jamais, à savoir mes toiles.
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