Jour 1 050

Le texte d’aujourd’hui a besoin d’une calculatrice et s’adresse à un lecteur qui n’a pas peur des calculs compliqués.
Ça fait 5,2 ans que j’entretiens mon blogue. Il me reste 4,8 ans à écrire puisque mon défi s’étale sur 10 ans.
J’écris 5 textes par semaine, soit 1 par jour, du lundi au vendredi.
Je précise, pour les lecteurs qui me suivent depuis peu, que mon projet initial consistait à écrire 1 texte par jour travaillé à l’université. Je pensais, à l’époque où mon projet a pris naissance, que je travaillerais encore 10 ans. Or, je suis retraitée depuis 1 an, mais j’ai maintenu le même principe par rapport à mon blogue.
En excluant les jours pendant lesquels on ne travaille pas quand on est une employée de l’université –les week-ends, les congés fériés, les vacances estivales et de Noël…–, j’ai évalué en gros que je cumulerais 220 textes par année.
Hier soir, devant la télévision que je n’écoutais pas, et profitant des premières minutes de repos que je m’accordais dans ma journée, j’ai calculé dans mon carnet de notes que 220 jours en continu, ça donne presque 32 semaines. Autrement dit (1re fois), 220 jours divisés par 7 = 31,42 semaines.
Pourquoi ai-je fait ce calcul sur 7 jours, puisque je viens d’affirmer ci-haut que j’écris 5 jours par semaine ? C’est parce que je me suis demandé si je n’étais pas assez folle pour tenter d’écrire mes 220 textes en continu, pour bénéficier ensuite de 20 semaines par année non pas tant de repos, mais de réflexion par rapport à mes textes. Autrement dit (2e fois), une année compte 52 semaines, si j’en retranche 32, ou presque, d’écriture, il me reste 20 semaines.
Pourquoi irais-je en ce sens ? C’est parce que lorsque j’aurai fini les 10 ans de mon défi, je vais avoir 62 ans. Je vais être plus vieille, plus fatiguée, moins vite dans l’utilisation de mes neurones. Je vais chercher mes mots encore plus que maintenant, et je les cherche maintenant pas mal plus qu’il y a cinq ans. Je disposerai alors de quelque 3 000 pages de textes, car j’obtiens, bon an mal an, autour de 300 pages, une fois les textes imprimés à interligne et demi en utilisant la police de caractère Calibri à 11 ou à 12 points. J’aurai devant moi un matériel énorme qui n’aura pas été étudié au préalable.
Si je dispose de 20 semaines pour justement étudier ce que j’ai accumulé, je pourrai mieux savoir à quoi m’en tenir et mieux planifier, éventuellement, mes projets d’écriture à partir dudit matériel. Autrement dit (3e fois), à écrire toutes les semaines, à l’année longue, je n’arrive pas à avoir un recul. Je n’ai pas le temps de fouiller dans mes textes pour en faire ressortir les thématiques. Je fouille un peu, mais, hop !, voici arrivée l’heure à laquelle il faut que j’écrive mon texte du jour. J’ai encore moins le temps de comparer les préoccupations qui étaient les miennes à l’été 2012, par exemple, par rapport à celles de l’été 2014. C’est pure utopie de penser que je pourrais faire ressortir les thèmes qui traversent les années, et cerner ceux qui m’intéressaient autrefois mais qui ne m’intéressent plus. Nous partons au Témiscamingue mercredi matin très tôt. Ce seront des jours de vacances et donc de non-écriture. Ça me donne peu de temps pour me décider.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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