Jour 1 057

Je me rendais étudier à Québec, justement, en septembre. Arrêt à Trois-Rivières.

Je me rendais étudier à Québec, justement, début septembre. Arrêt à Trois-Rivières.

J’ai sauté le niveau collégial, dans mon texte d’hier, quand on arrive à l’extrait suivant : Je me suis amusée à porter n’importe quoi de la fin de l’école primaire jusqu’à la fin de l’université. Je vais entreprendre ce soir un survol de ma vie vestimentaire un peu plus exhaustif.
D’abord, quand maman nous habillait, ma sœur et moi, à la boutique Chez Louison, située rue Notre-Dame pas tellement loin de l’hôtel Victoria actuel, à Joliette, si mon souvenir est bon, je ne portais que de jolies tenues. Je les aimais, mais je ne me sentais pas être moi, les portant. Je me sentais être un modèle réduit de ma sœur, car maman nous achetait exactement les mêmes ensembles. Et je me faisais du souci pour papa qui devait payer ces vêtements qui coûtaient cher. C’est étrange, mais il me semble que j’avais l’impression, bien que toute jeune, que l’argent qui avait servi à payer nos tenues était de l’argent gaspillé. Arrivée à l’école Les Mélèzes, en sixième primaire, j’ai un peu permis à papa d’économiser sur l’habillement puisqu’il fallait porter des tuniques et des chemises blanches ou de couleur pastel. Une fille de mes classes, Andrée Venne, portait ses chemises toujours bien boutonnées au cou et aux poignets et je trouvais que ça lui allait bien. J’avais dix ans. Mes parents se sont séparés en cours d’année. J’ai traversé cette période en ne prenant pas trop soin de moi, et personne n’était là pour me dire de le faire, alors j’ai tendance à penser que je ne portais pas mes chemises fraîchement repassées ni minutieusement boutonnées.
J’ai commencé l’école secondaire au Séminaire en portant un ensemble jupe et veste de couleur cuivrée avec de fins imprimés noirs, qui provenait de chez Battah, que j’adorais. Mais à cette période de la croissance, l’ensemble ne m’a pas fait longtemps. J’ai souvenir, en gros, d’avoir passé mes années du secondaire en pantalons de velours cordé, j’en avais des rose mauve lilas et des bleu acier. Et j’ai souvenir d’avoir eu pour devise de miser sur des agencements impossibles, mélangeant un imprimé à carreaux avec un imprimé à fleurs et juxtaposant par-dessus les fleurs des motifs lignés.
Je n’ai pas étudié au cégep en tant que tel, j’ai fait mes études collégiales au Conservatoire de Québec. J’étudiais la guitare, qu’on appuie sur une cuisse pendant que l’autre jambe est forcément éloignée par la forme même de l’instrument. Autrement dit, j’avais quand je jouais les jambes pas mal écartées. Pour cette raison, j’étais soit en pantalons, encore des velours cordés, soit en jumper que j’avais cousu avec l’aide de ma belle-mère. Je l’ai porté autant comme autant sans réussir à l’user pendant mes quatre ans de Conservatoire. Il était de forme très ample, je l’avais confectionné justement pour jouer de mon instrument sans me sentir coincée. Je le porte sur la photo ci-contre. On peut voir, malgré que la photo ne couvre pas les jambes, que la coupe, à la taille, est pas mal ample.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Une réponse à Jour 1 057

  1. Jacques Richer dit :

    Magnifique

    J’aime

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s