Jour 1 062

Voici mon amie vache qui sort la langue.

Voici mon amie vache qui sort la langue. Je les entends meugler, toute la gang, à l’autre bout du rang, au moment où j’écris.

J’ai passé hier lundi quelques heures en après-midi avec ma tantinette. J’arrive, j’ajuste ma vitesse à celle de mon aînée, je me mets en mode partage avec un être cher. J’arrête le temps et j’oublie tout ce que j’ai à faire. Il faisait grisounet et frisquounet, nous portions chacune une veste en nous berçant sur la terrasse.
– Viens t’asseoir ma belle fille, me dit invariablement ma tante, en désignant la place de libre à côté d’elle car c’est une chaise berçante biplace.
À quelques reprises, ma tante m’a demandé si je voulais aller à l’intérieur. Si je voulais boire quelque chose. Vers le milieu de l’après-midi, je lui ai rappelé que nous étions sensées manger une friandise à la crème glacée, elle me l’avait écrit par courriel. Elle s’est excusée de n’y avoir pas pensé puis elle est allée nous chercher des barres Magnum que nous avons dégustées.
Vers seize heures, il s’est mis à faire très chaud et humide. Nous étions toujours assises à la même place, nous berçant. Nous avons enlevé notre veste malgré les bibittes. C’est aussi, quand il s’est mis à faire chaud et humide, le moment que nous avons choisi pour sortir de terre des plants de hostas dans la partie arrière du terrain, à l’ombre. Je n’avais pas le courage de supporter ma veste pour me protéger des mouches noires, tellement il faisait humide. Alors aujourd’hui j’ai les bras couverts de lotion calamine. J’ai aussi une piqûre qui m’énerve sur l’annulaire, sous mon alliance. Il aurait donc fallu que je porte aussi des gants, qui n’attendaient pourtant que moi dans l’auto. J’avais apporté des seaux pour y mettre les plants pleins de terre, et tantinette m’a donné des sacs de poubelle noirs pour compléter ma cueillette. Au final, j’ai accumulé assez de plants pour couvrir la moitié de l’espace le long de notre galerie. Il faudra que je retourne faire une petite razzia chez tonton. La santé de tonton n’étant pas à son meilleur, il a dormi presque tout l’après-midi.
À mon retour à la maison, je me suis lancée dans le projet de haie le long de la galerie en creusant des trous pour les hostas, avec mes amies bibittes. En lien avec le texte d’hier, le projet de haie s’ajoute à ceux, complétés, de l’abri de bois et de la plate-bande. J’ai utilisé une parcelle d’intelligence pour me couvrir un peu mieux à l’aide d’un chandail –à manches trois-quarts– et d’un filet pour le visage. Quand Denauzier est arrivé de Joliette où il était, il s’est empressé de venir m’aider, voyant la quantité de mouches noires qui  tapissaient mon chandail et qui s’étaient glissées sous le filet.
J’espère que les hostas se porteront bien chez nous. J’en ai planté deux dans la partie gauche de la plate-bande, la partie que l’on voit en premier quand on entre dans la cour. Tonton et tantine ayant toujours été des gens très accueillants, ils sont là dorénavant, à travers les hostas, pour recevoir nos invités.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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