Jour 1 073

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Le hosta est le roi de l’ombre, est-il écrit dans l’article que je lis. Or, je veux les planter en plein soleil…

Après presque douze heures de décapage, je tente de faire le point. Je n’ai pas mal partout. Je ne me suis pas fait manger par les bibittes même si la fenêtre était grande ouverte sans moustiquaire. Je n’ai pas eu mal à la tête malgré les odeurs fortes dégagées par le produit décapant. Ce sont trois points positifs. Il me reste une bonne journée de travail à abattre demain. Avec un peu de chance, Emma devrait m’aider plus qu’aujourd’hui, parce qu’aujourd’hui elle était en répétition pour un événement musical, une répétition qui a duré presque toute la journée. Je n’étais pas seule pour autant. Un peintre, Wilfrid, peignait le sous-sol, pendant que je grattais la plinthe du rez-de-chaussée. Quand nous ressentions le besoin d’un peu de compagnie, soit il montait me poser une question, soit je descendais lui en poser une aussi. Après une mini jasette, nous retournions à nos moutons.
Je  vais devoir acheter de la teinture –de couleur dite Coloniale— pour couvrir les plinthes décapées. Elles ne sont pas en assez bon état pour demeurer telles quelles, vernies d’une couche transparente qui laisserait voir l’état naturel. Je sais qu’il existe des pâtes à masquer de couleur, je vais en avoir besoin pour combler certains trous. Il faut combler les trous, laisser sécher, sabler, teindre ensuite. Dans le courant de la semaine prochaine, si possible, Denauzier et moi reviendrons pour installer des quarts de rond en utilisant pour ce faire la scie à onglet de Jacques-Yvan, si possible encore une fois.
Pourtant, nous nous étions dit, mon mari et moi, qu’après la fête des pères, ce dimanche, nous limiterions nos déplacements pour voir passer le temps. Nous avons mille choses à faire à la maison de St-Jean-de-Matha, à commencer en ce qui me concerne par une plate-bande qui va habiller tout le long de la galerie. J’adore jardiner. La plate-bande sera constituée de hostas, et les hostas me seront donnés par mon oncle qui était mon voisin du temps que je possédais une maison de campagne à St-Alphonse.
Pendant que je travaille comme une bonne sur l’embellissement d’un grand logement que je n’habiterai même pas, Denauzier est en vacances avec des amis aux États-Unis. Il est parti en moto. Je voulais profiter de son absence pour écrire ma nouvelle Clara. J’ai brièvement pensé à elle pendant que je décapais cet après-midi. Si elle doit, comme les deux héroïnes A et B, s’installer dans un contexte de première rencontre avec un homme, elle va se sentir à l’étroit. Il serait préférable que j’élargisse ma consigne de départ afin que les protagonistes puissent évoluer ailleurs qu’autour d’une table dans un endroit public. Alicia rencontre Hervé dans un bistro sombre, tandis que Barbara rencontre Hervé, le même ou un autre, sur une terrasse en plein soleil. J’aurais beau inventer vingt-six lieux différents, la monotonie serait vite au rendez-vous. Le lecteur découvrira donc Clara dans l’intimité de son foyer.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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