Jour 1 076

Denauzier n’a plus la même allure. Pendant que je dormais ce matin jusqu’à 10h15 –je me suis forcée pour me lever, c’est quand même assez fatigant les séjours en Abitibi–, il est allé se faire couper les cheveux. Quand j’ai décrit hier soir sur mon blogue que Denauzier faisait dodo dans la voiture, ses bouclettes dépassant de sa casquette, je ne me doutais pas que les bouclettes n’allaient plus être là aujourd’hui mardi matin.
Mon mari est tout un numéro, je le lui dis souvent. Pour notre voyage de cinq jours en Abitibi, par exemple, il n’avait apporté qu’une seule paire de chaussettes. Il a toujours des sacs de voyage de plus ou moins prêts dans son garde-robe car il voyage régulièrement. Dans ces sacs il y a des t-shirts, des jeans, des sous-vêtements, des canifs, des lampes de poche de format miniature, des tourne-vis, des savons Irish Spring plus ou moins émiettés à force de voyager. Il lance quelques vêtements supplémentaires dans ce sac quand vient le temps d’aller quelque part quelques jours et hop ! il pitche son sac dans le coffre arrière de la voiture.
Cette fois-ci, il est évident qu’il a oublié de faire le plein de chaussettes.
Ça faisait deux soirs de suite que je remarquais deux trous sous une chaussette, assez gros, dans la portion qui couvre la plante des pieds, juste sous les orteils. Ces deux soirs-là, mon mari était assis sur un canapé, chez son fils aîné. Il avait les jambes étendues et les pieds appuyés sur un pouf. De l’endroit où j’étais assise, dans une chaise berçante, je voyais la plante des pieds de mon mari pointés à la verticale, recouverts chacun d’une chaussette, dont une exhibant deux trous. Je me suis fait la réflexion que cette chaussette avait fait son temps.
Une autre particularité de mon mari, c’est qu’il lance ses affaires par terre. Ses vêtements sales, plus souvent qu’autrement, traînent sur le plancher dans notre chambre à coucher, et non dans le panier. En fait, ses vêtements sales traînent à proximité du panier, sur le plancher. C’est donc sans surprise que je ramasse ses affaires, quand vient le temps de partir, je les ramasse et je les mets dans le sac de voyage. Quand est venu le temps de ramasser nos affaires pour revenir à St-Jean-de-Matha, je suis tombée sur la chaussette à trous, par terre, près du lit, dans notre chambre d’invités. J’ai trouvé tout naturel de la jeter. Je suis donc allée la déposer dans la corbeille de la salle de bains, juste à côté de notre chambre, avec l’intention d’avertir nos hôtes de ne pas s’étonner de trouver dans la corbeille de la salle de bains une chaussette, trouée.
– Chérie, as-tu vu mes chaussettes ?, m’a demandé mon mari au moment où je refermais le sac en me battant avec la fermeture éclair.
– J’en ai vu une trouée, que j’ai jetée, ai-je répondu en parlant fort parce que notre chambre est au sous-sol alors que mon mari était au rez-de-chaussée.
– C’est ma seule paire !, s’est exclamé mon mari.
– Ah bon ?, me suis-je étonnée.
Je suis donc allée récupérer la chaussette trouée dans la corbeille, je l’ai secouée parce qu’elle avait reçu quelques cheveux en provenance de ma brosse à cheveux.
– Je n’aurai pas besoin d’avertir nos hôtes par rapport à la chaussette dans la corbeille, me suis-je dit en monter l’escalier.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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