Jour 1 083

Demain jour de conventum je n’écrirai pas, et dimanche jour de brunch au Château Joliette, mais avec du temps libre en après-midi, je n’écrirai pas non plus. Je m’accorde deux jours de congé.
Lundi prochain le 6, je devrai retourner à Montréal pour réparer un plancher. La réparation consiste à enlever une moquette, une antiquité bleu foncé accueillant des milliards d’acariens. Elle couvre depuis plus de trente ans un beau plancher de lattes en bois franc qui n’attend que d’être sablé pour exprimer toute sa beauté. J’ai déjà fait un travail similaire dans un appartement que j’ai habité il y a longtemps. Cela m’avait pris plusieurs jours parce que j’étais seule pour faire le travail et aussi parce que je ne disposais pas d’une perceuse électrique pour dévisser. En plus c’était la canicule, alors je ne bougeais pas vite ! Il faut savoir qu’il y a, couvrant le plancher, le tapis en tant que tel, un sous-tapis de mousse qui s’effrite dès qu’on tire dessus, et d’épaisses planches de ripe pressée vissées aux deux pouces. Ça représente beaucoup de vis. J’ai l’impression cependant que le travail va se faire rapidement, cette fois, parce que mon mari sera là, avec sa force naturelle, et aussi avec une perceuse électrique !
Les mardi et mercredi suivants, je pense que nous serons tranquilles à la maison. S’il ne pleut pas, nous allons essayer de terminer l’aménagement du parterre de plantes et de fleurs. Voilà un projet qui ressemble à celui du plancher, en ce sens qu’avoir disposé des bras de mon mari pour arracher les racines des hydrangées, il m’aurait fallu trois fois moins de temps, mais je n’aurais pas eu le plaisir de faire de l’exercice à forcer comme une bonne, accroupie dans la terre –et mangée par les bibittes !
Très vite, nous serons rendus au jeudi 9, et il est possible que nous partions alors pour l’Abitibi, en moto si le temps le permet, assister au baptême du petit-fils de Denauzier. Comme c’est assez loin, comme destination, nous ne ferons pas un aller-retour. Nous allons faire une petite tournée paroissiale auprès des deux fils de mon mari et des amis et d’une tante. Nous devrions donc revenir vers le milieu de la semaine suivante, cela nous amène peut-être au mercredi 15 juin, quatre jours avant la fête des pères, qui se tiendra chez nous.
– Après, chérie, m’a dit mon mari, on ne prend plus rien. L’été sera passé qu’on n’aura pas eu le temps de pêcher, de relaxer, de visiter les amis.
Je suis bien d’accord avec Denauzier. L’été sera passé que je n’aurai pas eu le temps de finir En route et pas de sentiment, déjà que La grosse femme d’à côté m’attend sur ma table de chevet depuis maintenant trop de semaines !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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