Jour 1 095

Je me suis réveillée à midi moins quart. C’est le meilleur remède, le sommeil, quand je suis fatiguée. Hier je l’étais, et quand je le suis j’ai mal à la tête. Je pense que c’est la tension nerveuse qui me fatigue, qui gruge l’énergie de mon corps, qui me rend raide comme une barre de métal. Cette tension est causée principalement par le manque de temps. Je manque de temps pour écrire à la fois mon blogue –un texte par jour–, et pour écrire parallèlement mon recueil de nouvelles. Pour y arriver, il me faudrait bénéficier d’un horaire régulier selon lequel je consacrerais une heure au blogue le matin, en sachant que cela peut déborder, et une autre heure à la correspondance avec les amis et aux démarches administratives diverses. Puis, en après-midi, une autre heure serait consacrée au recueil, en sachant, là encore, que ça peut déborder.
Mes avant-midi de cette première année de retraite se sont déroulés comme je viens de le mentionner : je me lève tard, vers neuf heures, je me prépare un café, je m’installe assez rapidement à mon ordinateur après avoir parlé un peu avec Denauzier, qui est en train de travailler à la location de ses hélicoptères de toute façon. Je me lève deux trois fois pendant mes écritures pour dire une chose ou une autre à mon mari, faire pipi, prendre un deuxième café. Je prépare enfin quelque plat à manger, rien de compliqué. Il est rendu midi, c’est le temps de dîner.
C’est en après-midi que la situation se corse parce que je veux bouger. Depuis qu’il fait beau et chaud, je sors et jardine autour de la maison, je fais de la bicyclette, je marche en accélérant dès que je me rends compte que j’ai ralenti. Je fais de la moto avec mon mari qui se permet parfois une petite escapade d’une heure ou deux. Je fais les courses alimentaires. C’est en après-midi, également, que je prévois les rendez-vous chez la coiffeuse, l’esthéticienne, le dentiste, l’optométriste, le médecin, sans oublier mes visites régulières au CLSC pour tester la vitesse de coagulation de mon sang auprès de l’infirmière. Je me consacre aussi un peu au ménage, au cuisinage, et au lavage en prenant plaisir à tout étendre au soleil, sur la corde à linge. Denauzier s’occupe autant que moi des tâches ménagères. Malgré tout, malgré cet horaire somme toute allégé, je ne me sens pas disposée à écrire mon recueil parce que la première chose que je découvre, c’est qu’il est seize heures passées, et aussi parce que je ne suis pas seule et que je refuse de travailler la porte fermée.
Alors qu’est-ce qui se passe lorsque mon mari part cinq jours à la pêche en Abitibi ou sur un chantier en Alberta ? Je mets les bouchées doubles, mais mon corps me fait vite savoir qu’il approche de la soixantaine ! J’essaie de prendre de l’avance pour écrire plusieurs textes bloguéens et en arriver à ne plus devoir écrire les week-ends, et j’essaie d’écrire une nouvelle au complet en déplorant le temps que je perds quand les mots qui se présentent à mon esprit ne font pas mon affaire.
Sur ce, je vais essayer de consacrer une heure à Barbara, des fois que ça se passerait mieux aujourd’hui, le sommeil aidant, qu’hier soir tard !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s