Jour 1 106

La belle Barbara, née le 9 juin 1930, décédée le 24 novembre 1997.

La belle Barbara, née le 9 juin 1930, décédée le 24 novembre 1997.

Je ne peux pas installer Barbara, pour la deuxième nouvelle de mon recueil, dans une situation dont elle s’irriterait. C’est une grande artiste, une grande dame, je dois m’arranger pour honorer sa mémoire, son talent et son art. La page Wikipédia est très chargée d’information à son sujet. Ses parents sont d’origine juive, le père Jacques Serf est un juif alsacien, –il a fait des mauvais coups, j’aime mieux ne pas dire lesquels–, la mère est née Brodsky. Son vrai nom est Monique Serf. Elle devient d’abord Barbara Brodi de son nom d’artiste, avant d’opter pour Barbara tout court. Brodi me semble être une déformation de Brodsky.
Avec Jacques-Yvan et Emma, nous étions allés entendre la Bande Magnétik dans une église d’un village, aux environs d’Oka. C’était un soir d’été, j’imagine que nous étions en vacances. J’avais été frappée par la forme physique des membres du groupe. Ils sautillaient et dansaient tout en chantant, dans une chaleur suffocante. Et Dieu est le mieux placé de nous tous pour savoir à quel point il peut faire chaud dans une église par temps de canicule. Je dirais que c’est parce que j’étais pour ma part épuisée par ma vie d’alors que j’avais tant remarqué leur énergie sur scène. À la sortie du spectacle, nous avions acheté un CD du groupe, que nous nous étions empressés d’écouter sur le chemin du retour en voiture. Nous écoutions tout le temps de la musique. C’était aussi naturel pour Emma d’écouter de la musique que de boire et de manger, je dirais, sans trop exagérer. Il n’était pas question que nous n’achetions pas, parmi les CD offerts, celui sur lequel apparaissait la chanson de Barbara Dis, quand reviendras-tu ? Elle était suivie, il me semble, de la chanson du Phoque en Alaska. Je n’ai jamais compris que deux chansons si différentes soient placées l’une à la suite de l’autre sur le CD –en ce sens, tout extrémiste que je suis, que Barbara me faisait monter très haut, et le phoque descendre très bas. À l’époque, j’avais rarement l’occasion de conduire seule la fourgonnette familiale, et je n’avais pas encore d’auto. Il ne m’était donc pas possible d’écouter la chanson en boucle, 40 fois de suite, comme je peux le faire aujourd’hui en Soniquette.
Donc, je vais devoir être attentive au sort que je vais réserver à Barbara dans ma deuxième nouvelle. Je vais m’y mettre bientôt, car Alicia, du moins le premier jet d’Alicia, est maintenant écrit. Je ne me sens pas capable d’écrire ce projet, pour l’instant, qui est nettement plus exigeant pour mes petites capacités que le texte quotidien du blogue, si je ne suis seule dans la maison. Or, Denauzier s’absentera cinq jours prochainement.
La référence à Barbara vient avec un item de plus à ajouter à la to do list : lire ses mémoires, intitulés Il était un piano noir. Je vais bien entendu les prêter ensuite à Bibi, qui va me remettre le livre et me dire ce qu’elle a compris, et pas compris. Et moi de même, je vais lui dire ce que je n’ai pas compris, et compris. C’est comme acheter un billet de stationnement à l’horodateur du cégep St-Laurent, ça va mieux à deux !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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