Jour 1 108

Je suis à Montréal jusqu’à demain jeudi. Emma recevait ce soir une bourse du collège pour l’ensemble de son excellent travail pendant ses trois ans de double DEC. J’ai fait la route sans aucun problème depuis St-Jean-de-Matha entre 11 et 13 heures. Une fois arrivée chez Emma, j’ai d’abord fait un peu de jardinage autour de la maison. J’avais du temps, la remise de bourse ayant lieu à 17h30. Vers 15h30, j’ai constaté que j’avais faim et soif. Je suis venue dans la cuisine boire un grand verre d’eau, puis je me suis décidée à me rendre à pied au Dairy Queen de la rue Sherbrooke, dans Westmount, qui est quand même pas mal loin. Je me suis dit que ça allait me permettre d’atteindre les 10 000 pas quotidiens recommandés par l’American Heart Association que je n’atteins jamais. Il y a certainement quelque chose qui ne marche pas dans ma configuration sur mon ordinateur, parce que ce dernier m’indique que, dans toute ma journée, je n’aurais fait que 3 756 pas, c’est impossible. Je me suis donc dépêchée pour me rendre au Dairy Queen. J’ai commandé un cornet moyen à la dame derrière le comptoir qui ne doit jamais avoir à parler en français, toujours est-il qu’elle l’a fait avec moi et je l’ai trouvée bien gentille de fournir cet effort. J’étais l’unique francophone dans la clientèle de fin de journée des élèves des écoles privées avoisinantes. Je me suis assise pas très loin du commerce pour lécher le début de mon cornet de format moyen qui coûtait plus de 4$, puis je me suis remise à marcher et même à monter la côte de la rue Prince Albert. Une fois de retour à l’appartement, je me suis empressée de me changer, de faire une mini-toilette, et je suis repartie en voiture, équipée de mes chaussures à talon haut. Ouille ! Je suis arrivée quelques minutes seulement avant l’événement, parce qu’il y avait une bonne congestion sur l’autoroute Décarie. Je me suis dirigée en voiture vers le stationnement du collège qui est maintenant payant. Je me suis stationnée et j’ai quitté mon véhicule. Un homme était déjà devant l’horodateur quand je suis arrivée pour payer mon billet. Voyant que j’attendais qu’il ait fini, il m’a dit d’y aller et qu’il allait lire les informations pendant que j’allais payer. Je lui ai dit que je n’avais jamais utilisé cette machine et que je risquais d’y mettre le temps. Finalement, nous avons compris à deux. De fil en aiguille, nous nous sommes présentés. Nous sommes retournés ensemble à nos véhicules dans lesquels il fallait déposer le billet attestant que nous avions payé, sur le tableau de bord. Ouille ! Les talons. Nous avons fait le chemin inverse pour nous rendre à la salle où avait lieu la cérémonie et nous avons fini par nous souhaiter bonne soirée. Cela m’a fait beaucoup de bien, parler avec cet étranger, car toute la journée je me suis sentie morose. Il a fait craquer la coquille de ma morosité.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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