Jour 1 110

J’ai donc demandé à mon inconscient de me faire un signe quant à mon projet d’écriture, à savoir si j’allais passer à travers ou non. Pour une deuxième nuit consécutive, et alors que cela n’arrive jamais, j’ai rêvé à ma belle-mère. Elle portait des chaussures noires, en cuir verni et à talons aiguilles ouvertes à l’extrémité, de telle sorte qu’on voyait ses orteils. C’était sexy, peut-être pas super élégant, d’autant que les chaussures n’allaient pas avec sa tenue, une tenue estivale composée d’un pantalon léger de couleur jaune pâle et d’un chemisier blanc crème à manches courtes.
Ma belle-mère a longtemps porté des pantalons jaune pâle, la même paire, qui était probablement de très bonne qualité car à travers les années ils sont restés impeccables. Les chaussures noires me font penser à ma collègue, celle qui m’a donné du fil à retordre parce que j’y étais chimiquement allergique. Elle s’était mise à porter de telles chaussures un hiver sur des collants épais, gris, assortis de jupes très courtes. N’ayant pas forcément le physique, ni l’âge, pour porter des jupes très courtes, on peut dire qu’au final elle avait un drôle d’air que tout le monde, autour, commentait.
Ma belle-mère, pour en revenir à elle, m’annonçait qu’une messe allait être célébrée prochainement, il me suffisait d’en déterminer la date, pour souligner mon premier anniversaire de mariage qui aura lieu bel et bien le 21 mai prochain.
Puis, vers cinq heures du matin, je me suis réveillée sans pouvoir me rendormir. Mon mari était déjà debout parce qu’il était accaparé par des pensées qui conduisaient toutes à des problèmes qu’il lui faut régler. Vers sept heures, je suis descendue à mon tour, pas trop en forme. J’ai trouvé mon mari étendu sur le canapé, la tête sur un oreiller et une couverture le couvrant légèrement. Il ne dormait pas. Je me suis empressée de m’installer contre lui. Il m’a solidement enlacée, en ce sens que tout, chez lui, est solide, donc il enlace solidement. Je me suis arrangée pour qu’un pouf, exactement de la hauteur du canapé, soit placé à côté de nous, de telle sorte que j’y ai déposé mon bras qui aurait pendu dans le vide autrement. Bien collée contre mon mari, et à quelques jours seulement de notre premier anniversaire de mariage, j’ai très bien dormi, jusqu’à onze heures. Ça faisait longtemps, cela dit en passant, que mon mari s’était relevé. Dans ma portion de nuit passée sur le canapé, bien que je sois arrivée dans la pièce du rez-de-chaussée au grand jour, j’ai rêvé que le garage de mon mari, qui est encombré d’affaires, de beaucoup beaucoup d’affaires, j’ai rêvé qu’il était miraculeusement vidé de ses surplus. Il y faisait plus clair, la pièce était agréable et belle à voir.
Je ne discerne rien dans tout ça qui soit facile à interpréter et qui puisse être mis en lien avec le recueil de nouvelles. Je remarque quand même que l’anniversaire de mariage et le grand nettoyage du garage constituent des événements positifs.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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