Jour 1 111

La Thunderbird de papa ressemblait peut-être à celle-ci.

De l’arrière, la Thunderbird de papa ressemblait à celle-ci.

La deuxième personne à laquelle j’ai rêvé la nuit dernière et avec laquelle les relations ont été difficiles est ma belle-mère, la femme qui est venue vivre à la maison avec nous, les quatre enfants, quand mes parents se sont séparés. Ma mère est partie et deux mois plus tard ma belle-mère est arrivée. Elle était plus jeune que mon père et se trouvait, en âge, plus proche de ma sœur aînée que de papa. J’avais dix ans, Bibi treize ans, belle-maman 25 ans, et papa 39 ans. Il est des gens avec lesquels, on le sait d’avance, les relations n’iront jamais au-delà d’un certain niveau de politesse et de rapprochement. C’est ce qui s’est produit entre elle et moi. Je ne peux donc pas dire que les relations ont été si difficiles que ça, mais elles n’ont jamais été naturelles, j’étais tout le temps sur le frein. Comme elle était surtout à l’écoute d’elle-même, peu empathique par nature, il me suffisait d’être l’oreille attentive à ses propos et la relation se déroulait bien. Quand elle se mettait à rire très fort cependant, comme elle savait le faire quand elle trouvait quelque chose de drôle, je riais forcé pour faire comme elle.
Dans mon rêve, belle-maman était au volant d’une voiture peut-être noire. À l’époque, papa roulait dans une Thunderbird de couleur vert foncé. Fidèle à moi-même, j’étais contente de lui rendre service, j’étais contente de la dépanner en lui prêtant cette voiture dont elle avait absolument besoin, l’histoire du rêve ne dit pas pourquoi. On peut penser que la voiture m’appartenait. Elle me demandait, au moment de partir, s’il n’était pas possible que je lui prête aussi ma carte de crédit, des fois qu’un pépin arriverait. Je pouvais avoir confiance qu’elle ne l’utiliserait qu’en cas d’extrême nécessité. Je n’étais pas du inquiète et je partais comme une bonne à la recherche de ma carte, encore plus contente de la dépanner avec non seulement la voiture, mais en plus ma carte.
Dans le rêve avec la collègue que j’ai raconté au jour 1 112, je suis inférieure, à son service, je me contente d’un rôle de subalterne pour avoir la paix, pour m’exprimer le moins possible, pour ne surtout pas discuter.
Dans ce rêve avec belle-maman, je suis encore inférieure à force de bonnasserie, je suis celle qui se fait doublement avoir, et une troisième chose m’aurait été demandée que je me serais probablement efforcée de la lui procurer.
J’en arrive à la question qui tue : quel est le rapport entre mon recueil de nouvelles et ces deux rêves mettant à l’avant-plan des personnes avec lesquelles je ne me suis jamais sentie bien ? Est-ce que cela signifie qu’écrivant mon recueil je ne me sentirais pas bien ?
Cet après-midi, j’ai travaillé quelques heures sur Alicia et je suis arrivée à une fin qui n’en est pas une. Je ne peux pas dire que je me suis sentie bien en écrivant ce premier texte, je ne sais même pas ce que j’en pense et s’il constitue un bon point de départ pour les vingt-cinq textes à venir. Je ne peux pas dire non plus que je me suis sentie mal. Je me suis sentie comme lorsque j’écris un texte et que je ne sais pas où je m’en vais.
Je vais redemander à mon inconscient de me faire des signes plus clairs à travers mes prochains rêves. Et je vais penser à ce que pourrait bien faire Brenda, avec qui, et dans quel contexte.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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