Jour 1 160

Etre à la retraite, en visite, en farniente.

Être à la retraite, en visite, en farniente.

Trois jours sans avoir écrit mon texte quotidien bloguéen pour des raisons en partie hors de mon contrôle. Lundi, mardi et mercredi. Je constate que cela ne me dérange pas tellement, et je trouve ça inquiétant. Suis-je sur le point d’abandonner ? Il faut dire que je suis sollicitée mentalement par une situation qui semble appeler un dénouement et dont je ferai peut-être état au terme de mon exercice récapitulatif. Je vais effectivement essayer de remonter le temps à partir de lundi dernier, le matin. Nous étions chez le fils de Denauzier, à D’Alembert, en Abitibi. Nous y avons passé trois nuits, dormant au sous-sol en compagnie de notre chienne Nicky. La première nuit dans une chambre à coucher normale, la deuxième nuit dans une chambre de débarras en compagnie de boules de Noël et autres ornements qui frôlaient littéralement le matelas, et retour la troisième nuit dans la chambre des invités. C’est bien pour dire, j’ai merveilleusement dormi la nuit que j’ai eu le nez dans les boules et les guirlandes. Après le petit-déjeuner du lundi matin –j’ai mangé un avocat pour faire comme une de mes belles-sœurs dont la manière de se nourrir m’inspire– nous avons fait un peu de route jusqu’à la petite localité d’Arntfield y visiter une tante de mon mari, ou une grand-tante du fils de mon mari, car le fils de Denauzier, et son propre fils de deux semaines de vie, nous accompagnaient. J’ai peut-être déjà mentionné dans un texte précédent que la tante, qui a la soixantaine avancée, se vernit les ongles de jolie manière, y allant d’une couche de couleur vive, rehaussée d’une couche d’un motif texturé, protégée d’un vernis transparent. La déclinaison de lundi était dans les teintes de fushia et le motif était celui de petits points blancs. Après la petite heure de visite chez la tantine, retour chez le fils de Denauzier y manger des hamburgers avant d’entamer notre route de retour dont la première station était un chalet sur le bord du Lac Claire, dans la région de Val-d’Or. C’est lors de ces visites chez l’un et l’autre, sans horaire et sans contrainte de temps, que je me sens définitivement retraitée, en vacances, en farniente. Mardi matin, après une soirée de cartes et de détente, et une nuit dans une chambre minuscule, nous avons déjeuné, marché dehors, dîné. Puis, en après-midi, Denauzier devait s’occuper d’un hélicoptère. Je me suis installée avec mon ordinateur dans un petit bureau de l’entreprise et, ne disposant pas d’une connexion Internet, j’ai passé la majeure partie de mon temps à observer les toiles de Marcel Barbeau que j’avais copiées sur mon disque dur. Marcel Barbeau est en lien avec le livre qu’a écrit sa petite-fille, Anaïs, que j’ai presque fini de lire, autant dire d’ailleurs que je l’ai fini car j’avais commencé le livre par la fin et je suis rendue à la fin. Après l’hélicoptère et la contemplation en parallèle des Barbeau, nous avons fait la longue route jusqu’au retour à St-Jean-de-Matha, où nous sommes arrivés à 23h15.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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2 réponses à Jour 1 160

  1. Madeleine dit :

    J’espère que tu n’es pas sur le point d’abandonner 🙂

    J’aime

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