Jour 1 173

C’était hier l’anniversaire de Denauzier, il a eu 57 ans, et j’en aurai autant dans un mois, début avril. Nous avions convenu de le fêter ce soir le 9 mars, parce qu’une de ses filles n’était pas libre hier soir 8 mars. Nous aurions été ses deux filles avec chacune leur chum, sa mère et son frère, lui et moi. Ça fait huit. Je voulais faire une petite expérience, sans intérêt mais je l’écris pareil, qui aurait été de couvrir toute la surface de la très grande table avec la quelque vingtaine de napperons que nous avons achetés. Rien ne m’empêche de faire ma petite expérience aujourd’hui ou plus tard, mais pour ce qui est du souper nous l’avons annulé car nous sommes trop malades du virus que Denauzier a rapporté de Calgary.
Pourtant hier j’allais bien et je suis même allée me faire nettoyer les dents par l’hygiéniste dentaire de mon nouveau dentiste, qui connaît papa car dans un petit village tout le monde se connaît. Certains lecteurs se rappellent peut-être que la réflexologue qui a passé mes pieds en revue en février dernier m’avait dit –détectant une anomalie peut-être dans la région des orteils– que j’avais une petite carie en haut, à droite de la bouche. Or, j’ai malheureusement une petite carie, elle est cependant logée en bas, à gauche, sous un gros plombage qu’il va falloir enlever. Une peanut, semble-t-il, pour le dentiste. Une épreuve pour moi la semaine prochaine.
Après le dentiste, je suis allée acheter toutes les provisions pour le souper de ce soir qui n’aura pas lieu. Je comptais préparer un repas quatre services : un camembert grillé aux graines de sésame qu’on dépose sur une ou deux feuilles de laitue dans une petite assiette en entrée, un potage aux courgettes –ça ne goûte jamais grand-chose– juste pour dire qu’on se réchauffe l’estomac, du hachis parmentier accompagné d’une salade dont la vinaigrette se serait inspirée des recettes de Jehanne Benoît, et enfin, non pas un gâteau d’anniversaire mais une tarte aux fruits qui ne constitue pas un choix santé : on achète un fond de tarte de chapelure Graham quand on est, comme moi, trop paresseuse pour faire la croûte soi-même, des guimauves, de la crème sûre et de la salade de fruits en conserve. On fait fondre les guimauves, on mélange avec la crème sûre et les fruits égouttés, et on met au réfrigérateur pendant quelques heures. Un régal qui fait partie des classiques de ma feue tante Alice. Nous n’aurions peut-être pas été nombreux à manger de la tarte car les deux filles de Denauzier n’ont pas, il me semble, la dent sucrée.
Avec tout ça, je me permets un repos de lecture et d’écriture littéraire –l’écriture d’aujourd’hui est davantage une écriture de journal de bord. Je vais peut-être passer quelques heures à avancer mon cheveuil en peinture à numéros, ça fait un bout de temps que le projet traîne sur le coin de la table, dans la salle à manger. C’est déprimant, quand un projet traîne trop longtemps. J’espère me sentir mieux demain.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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