Jour 1 176

C'était hier. Aujourd'hui, ça ne me tente plus.

C’était hier. Aujourd’hui, ça ne me tente plus.

Aujourd’hui, cela ne me tente plus de lire Alain, écrit par sa femme Catherine. Si le livre me tombe entre les mains, il y a des chances que je l’ouvre –et peut-être le dévore–, mais je n’ai pas l’intention de courir après pour l’obtenir à tout prix.
Sur la couverture du guide Marabout des 100 livres que j’ai en ma possession, on voit Simenon, Colette, Hemingway, et les couvertures des livres de Pagnol, Kundera et Yourcenar.
Je commence par la fin : j’ai déjà essayé de lire Les mémoires d’Hadrien mais mon vocabulaire était trop pauvre, je ne comprenais rien. Il pouvait y avoir cinq mots que je ne connaissais pas dans la même phrase. Devant l’ampleur de la tâche, j’avais abandonné. Je lis aujourd’hui sur Wikipédia ce dont il s’agit –une longue méditation sous forme de lettre qu’écrit à son petit-fils Marc-Aurèle l’empereur Hadrien à la fin de sa vie, et j’aurais envie de m’y réessayer, mais le même écueil se représenterait parce qu’il me semble que je n’ai pas plus de vocabulaire aujourd’hui que dans les années de ma vingtaine. Je suis peut-être plus patiente, cependant.
Kundera, je connais bien. J’adore son style qui nous fait osciller entre le roman et l’essai. Comme il est érudit, il peut affirmer des choses là où je n’ose rien affirmer. Il étale des vérités d’une manière posée et réfléchie. J’adore ses répétitions dont j’ai tendance à m’inspirer car je prends plaisir à me répéter quand j’écris. Pour la petite histoire, lorsque j’ai fait la connaissance de Jacques-Yvan, j’étais en train de lire L’insoutenable légèreté de l’être, ou plutôt de le relire, et Jacques-Yvan, pour mieux me connaître peut-être, s’est empressé de se procurer le roman et l’a lu deux fois de suite.
Pagnol, j’adore, pour la rythmique et la musicalité de l’accent du sud, d’où on comprend que j’ai découvert une partie de son œuvre davantage à travers les films que les livres. Au ciné-répertoire de l’UdeM, en 2014, j’ai vu avec un collègue, en formule deux pour un, les films Marius et Fanny, réalisés par Daniel Auteuil.
Hemingway, je suis en train de lire Paris est une fête, et j’en ai acheté cinq ou six au Renaud-Bray avec Oscarine, mais je dois mentionner que je l’ai temporairement mis de côté pour me lancer dans Un ange cornu de Michel Tremblay.
Colette ne me plaît pas tant que ça, j’en ai lu un ou deux mais je ne me rappelle pas lesquels, je me rappelle cependant que mes amies, qui étaient presque toutes homosexuelles à cette époque de ma vie, l’aimaient beaucoup. Je vais peut-être prendre plaisir, cette fois, à la découvrir.
Simenon, j’en ai bien lu quelques-uns, avec plaisir à chaque fois, mais je continue de me demander comment ma sœur a bien pu réussir l’exploit de lire l’œuvre entier de Simenon, en dix-huit tomes épais imprimés sur du papier oignon !
Aujourd’hui, je ne me sens pas très bien, je couve peut-être le virus qu’a rapporté Denauzier de Calgary. Alors je vais aller m’installer sur le canapé avec l’Ange cornu, je suis rendue au chapitre consacré à Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy –dont j’ai lu assez récemment La détresse et l’enchantement.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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