Jour 1 178

Auteurs : Marianne

Auteurs : Marianne Arnould et Jean-François Coremans

Paresseuse comme je le suis, je vais commencer, en lien avec mon guide Marabout des 100 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie, par les livres faciles ou par ceux que j’ai déjà lus. Le grand Meaulnes, par exemple, que j’ai déjà lu mais dont je ne me rappelle pas de l’histoire, est facile à lire. Ainsi parlait Zarathoustra, que je n’ai pas lu, me fait un peu peur. Moderato Cantabile, que j’ai déjà lu et dont je me rappelle un peu de l’histoire, de même que je me rappelle du prénom du personnage féminin, Anne, est facile à lire. Chez Duras, les personnages répètent souvent la même chose, jusqu’à trois fois sur une même page. Je pense que l’auteure veut nous faire comprendre que ses personnages ont la tête ailleurs, ils sont soit follement épris l’un de l’autre, au point qu’ils ne savent plus ce qu’ils disent, se montrant incapables de se concentrer, ou encore ils pourraient être habités par un mal de vivre qui fait d’eux des personnages pas très connectés sur le réel, le temps présent, leur environnement. J’ai déjà mis la main sur la plaquette, tellement le livre est mince, du scénario Le camion. Le texte n’est constitué que de paroles échangées entre deux personnes dans un véhicule, si je me rappelle bien, des paroles qui ne nous apprennent pas grand-chose. Le lecteur est censé comprendre que ces paroles sont échangées afin que le conducteur du véhicule ne se rende pas compte que nos deux personnages, assis sur la banquette arrière, sont en train de faire l’amour. Vérification faite, après m’être dit que ma mémoire me jouait certainement des tours, et après avoir consulté Wikipédia, ce n’est pas tout à fait ça qui se passe. Le camion, c’est l’histoire d’une auteure –Duras– qui lit au comédien pressenti pour le film –Gérard Depardieu– le scénario en question qui s’articule autour d’une jeune femme qui fait de l’autostop. Elle monte à bord d’un camion et parle dès lors sans arrêt au camionneur qui lui ne dit rien. Il n’en demeure pas moins que ça se lit vite.
Il ne faut pas penser que je me moque de Duras. J’ai lu sa biographie, écrite par Laure Adler, un gros Folio pas mal plus épais que Le camion. J’ai beaucoup aimé, pour avoir lu plusieurs livres de Duras, Un barrage contre le Pacifique. Encore ici, j’ai lu Un barrage contre le Pacifique pour une drôle de raison : une jeune fille américaine étudiante à Aix-en-Provence, qui avait la moitié de mon âge, était en train de le lire et j’étais frustrée de ne pas pouvoir lui dire que je l’avais lu aussi.
Le hasard m’a fait tomber tout à l’heure sur un article du Nouvel observateur paru en novembre 2013, dans lequel Catherine Robbe-Grillet fait allusion aux « failles de virilité » de son mari Alain. Le livre qu’elle a écrit, qui s’intitule Alain, constitue donc, pour moi qui me suis intéressée –bien que n’y comprenant strictement rien encore aujourd’hui– aux Nouveaux Romanciers lors de mes études de troisième cycle, ce livre intitulé Alain, donc, constitue celui que je voudrais voir apparaître comme par enchantement dans mon bureau, ici même, en ce moment, et que je lirais –avidement– avant la centaine qui m’attend.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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