Il y a tant à dire sur l’alimentaire, et en plus c’est un sujet qui se renouvelle chaque jour. Un incontournable. Nous sommes arrivées un peu avant onze heures, Bibi et moi, chez notre amie à Laval, le ventre relativement rempli pour Bibi, et vide pour moi. Bibi déjeune toujours. Pour ma part, je n’avais bu que du café dans un thermos en auto, un thermos qui garde le liquide chaud trop longtemps, de telle sorte que le café est devenu agréable à boire comme nous étions sur le point d’atteindre notre destination. Des fruits, des carrés aux épinards et de l’omelette frite nous attendaient. Carrés et omelette provenaient du marché Adonis où je ne suis encore jamais allée de ma vie. Ils étaient assez gras et salés, surtout les carrés. Bibi avait apporté des biscuits au chocolat de sa spécialité. J’ai assouvi ma soif avec des oranges avant d’entamer le repas, pendant que nous nous disions –moi la bouche pleine– à quel point ça faisait longtemps qu’on s’était vues. Assez rapidement nous nous sommes installées devant nos assiettes, nous avons mangé les victuailles adonissiennes suivies de mousse à la mangue et aux framboises accompagnée des biscuits, pour passer ensuite aux choses sérieuses, à savoir nos projets artistiques. L’amie s’est consacrée à son faux vitrail, Bibi à ses chats, et moi à mon chevreuil. Ça ne faisait pas si longtemps qu’on travaillait que nous avons senti le besoin de boire, du thé marocain sans sucre, donc seulement des feuilles de menthe dans de l’eau bouillante. Vers seize heures trente, nous avons entamé une partie de cartes pour nous détendre. J’aurais bien poursuivi mon chevreuil, mais je commençais à avoir mal au cou. Pendant les cartes, je me suis enfilé deux bonnes bouchées de carré aux épinards gras, salé et froid, deux oranges et deux prunes par la suite pour nettoyer ma bouche de tant de sel. À dix-huit heures, contre toute attente, nous avions encore faim. Nous avons poursuivi nos babillages dans un restaurant vietnamien, devant, en ce qui me concerne, deux brochettes de poisson sur un nid de riz accompagnées de la iceberg habituelle des restaurants vietnamiens. J’ai rebu un café pour me tenir éveillée pendant la conduite qui m’attendait sur la route du retour –bien qu’il ne me soit encore jamais arrivé de m’endormir au volant. Arrivée à la maison vers vingt-deux heures, c’est encore la soif qui m’a dirigée vers le frigo boire du jus très épais de type smoothie que j’ai acheté pour Denauzier mais dont il n’est pas fou alors c’est moi qui le bois.
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Badouziennes
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Ta dernière phrase ressemble à une phrase d’enfant! 🙂
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