Jour 1 210

Je sais pertinemment que je dois réfléchir avant de continuer mais, tête de mule, je continue pareil.

Je sais pertinemment que je dois réfléchir avant de continuer mais, tête de mule, je continue pareil.

Je devais me rendre chez papa pour lui tenir compagnie et en profiter pour remettre à Bibi une carte que j’ai reçue lundi d’une retardataire. Mais l’état des routes m’a gardée à la maison. J’en ai profité pour écrire mon texte du jour en prenant mon temps, texte inspiré du rêve que j’ai fait la nuit dernière. Avoir attendu ce soir pour l’écrire, j’aurais été moins imprégnée de la belle assurance qui était la mienne pendant le rêve. D’où il ressort que même si j’étais allée voir papa aujourd’hui, j’aurais écrit mon texte avant de quitter la maison, donc ce matin, mais je l’aurais écrit sur les chapeaux de roue. Cet après-midi, je me suis installée à ma table de travail pour continuer de travailler sur mon projet ci-contre, acrylique et pastel. Je sais qu’au bout d’un moment je dois laisser reposer mes projets avant de trouver quelle direction je désire leur donner. Je sais aussi que je suis entrée hier en période de repos pour le projet ci-contre, et une période de repos peut aller de quelques jours, à quelques semaines, à quelques mois. Mais cet après-midi, j’avais terriblement envie de sentir sous mes doigts glisser mes nouveaux crayons au pastel sur mon papier Somerset. J’aime le bruit rêche que produisent les frottements du pastel sur le papier. Alors je me suis dit que j’allais tracer au pastel bleu le contour de la tête d’un ours ou d’une vache que je discerne dans la partie haute du papier. Mais par manque de conviction, je me suis interrompue et maintenant je ne sais que faire de la ligne bleue qui trace le contour d’un trois-quarts de tête animalière. Délaissant le pastel qui ne m’aura occupée que deux minutes, je me suis lancée dans une étude de lignes noires tracées au crayon feutre à pointe très fine dont on voit les tentatives de création de quelque effet (désastreux) dans la partie blanche autour de la masse multicolore. Heureusement, je ne me suis pas entêtée davantage. Je me demande si je ne désire pas découper le papier pour me débarrasser de la partie blanche –qui m’énerve– qui entoure la masse. Si je ne désire pas couvrir la partie blanche d’un motif quelconque en collant avec du polymère, par exemple, des morceaux d’un imprimé de serviettes de table.
– Il me semble que ça va être lourd, me dit Denauzier.
– Je reviens trop souvent aux serviettes de table, de toute façon, il serait temps que je passe à autre chose.
– À suivre, a conclu Denauzier, qui commence à utiliser mes expressions.
– À suivre, ai-je renchéri. Pouf !
– Pouf !

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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2 Responses to Jour 1 210

  1. Avatar de Marielle Marielle dit :

    … au lieu d’un contour blanc, un contour uni coloré (orangé ou bleu, par exemple?
    j’aime assez l’ensemble malgré ce que tu en dis… (sauf la partie blanche, effectivement)
    Bonne suite, beauté…

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