Jour 1 220

Mille textes, autant de jours, mais zéro dollar !

Mille textes, autant de jours, mais zéro dollar !

Ça y est ! J’écris aujourd’hui mon millième texte. Pour exprimer comment je me sens par rapport à ce projet d’écriture sur une période de dix ans, je vais emprunter un détour. Emma me racontait récemment qu’une de ses amies est sur le point de terminer un baccalauréat bidisciplinaire en science politique et en histoire. Cette amie a dit à Emma qu’elle ne se sentait pas plus avancée, au terme de ses études universitaires, que lorsqu’elle avait terminé ses études secondaires. Ayant terminé ses études secondaires, elle avait eu à choisir un domaine d’études collégiales. Ayant terminé ses études collégiales, elle avait eu à choisir un domaine d’études universitaires. Ayant terminé ses études universitaires… que faire ? Se trouver un emploi ? Lequel ? Dans quel domaine ? Poursuivre des études de deuxième cycle universitaire ? Dans quel domaine ? C’est comme ça que je me sens par rapport à mon blogue. Maintenant que j’ai écrit pas loin de la moitié de la quantité de textes que contient mon défi, où en suis-je ? Où vais-je ? Qu’ai-je concrétisé ? Je ne suis pas plus avancée qu’au jour de mon premier texte, je suis seulement plus expérimentée. Je sais comment je me sens quand je ne sais pas quoi écrire. Je sais que je suis capable de trouver néanmoins quelque chose à écrire. Je sais que certains jours écrire me rend légère et joyeuse. Je sais que d’autres jours j’ai honte de ce que j’ai écrit. Je porte en moi l’expérience de l’écriture mais l’écriture en tant que telle ne m’a pas portée ailleurs que là où j’étais déjà. L’écriture m’aide à me vivre mieux sans pour autant me mener quelque part. Et bien que me menant nulle part, l’écriture m’est essentielle. Pouf.
J’en reviens à mon cheval au cou de girafe publié hier. Je voudrais ajouter qu’au-delà de son incapacité à trotter ou à galoper avec ses pattes défaillantes, mon animal n’en parcourt pas moins un endroit très riche. D’abord, l’or y coule à profusion. Ensuite, l’arrière-plan rocheux, construit sur le mode du vitrail, donne accès à une grotte. L’entrée de la grotte se situe juste au-dessus du poitrail de l’animal. Quand on entre dans la grotte, on ne peut pas s’empêcher, c’est plus fort que soi, d’y retourner.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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