Jour 1 244

It is called a jumper dress on the web.

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Sœur Thérèse portait son jumper sur des bas de nylon de couleur beige et je portais le mien sur des skinny noirs élastiques conçus pour le confort nécessaire aux cinquantenaires. Sœur Thérèse portait une croix en argent sur la poitrine soutenue par une chaîne assez longue. Je ne portais pas de collier ou autre forme de bijou sur ma tenue hier. Après les années de sécheresse artistique que j’ai vécues sur la rue Ste-Angélique de mes zéro à dix ans, nous avons déménagé pour aller vivre en campagne en bordure du Lac rouge à St-Alphonse-Rodriguez. Il n’y avait que très peu de résidences qui étaient habitées à l’année, alors qu’aujourd’hui c’est le contraire, rares sont les résidences qui ne sont habitées que l’été. Les petits chalets sans fondation qui tenaient par la peur ont pour la plupart été transformés en belles maisons. Nous faisions la route matin et soir avec papa qui s’en allait travailler au garage à Joliette. À peine levé, en hiver, il démarrait le véhicule pour qu’il soit réchauffé quand nous irions nous y entasser, une demi-heure plus tard. À la même époque que nous avons déménagé, l’école Les Mélèzes a ouvert ses portes sous forme de pensionnat et de demi-pensionnat. Ça veut dire qu’on pouvait y manger le midi et c’est ainsi que, de l’école Marie-Charlotte où j’avais fait mes premières classes –et où on ne pouvait pas dîner–, et mon frère l’école St-Pierre, nous sommes devenus des demi-pensionnaires des Mélèzes. L’école se voulait mixte, mais il n’y avait que très peu de garçons. Ils étaient deux garçons dans la classe de mon frère, en 2e année. Et peut-être trois ou quatre dans la mienne en 6e année. Les garçons évoluaient donc dans un milieu très féminin. Pressentant qu’elles devaient s’y prendre autrement avec les garçons qu’avec les filles, dans certaines circonstances, les sœurs avaient demandé aux garçons, lors de la prise de photo scolaire annuelle, de se croiser les mains sous le menton et d’appuyer les coudes sur le pupitre. Mon frère trouve que ça faisait fifi. Je dois dire que je ne me rappelle pas quelle pose nous prenions, les filles. Toujours est-il qu’hier nous avons demandé aux pattes d’ours de faire comme lorsqu’il était en 2e année et il a accepté. J’adore le résultat.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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