Jour 1 253

Au récital se trouvait Jacques-Yvan. Nous avons échangé quelques phrases à propos du Schubert qu’interprétait Emma. Je lui ai demandé s’il ne trouvait pas, comme moi, que le pianiste jouait fort au point d’étouffer la flûte. Il ne trouvait pas. Nous avons aussi échangé quelques mots à propos de la température et des lacs qui, pour les vacances de Noël cette année, ne seront pas gelés. Pas de patins ou de parties de hockey en perspective. Au détour d’un regard qu’il a posé sur moi en parlant toujours de l’hiver très doux, je me suis demandé pourquoi est-ce que le dimanche soir quand nous quittions le chalet de la Pointe-aux-Anglais pour rentrer à Montréal, les enfants assis derrière dans la fourgonnette, nous n’écoutions pas Echoes de Pink Floyd pour faire de notre trajet un moment de ralliement planant et non un déplacement obligé qui nous ramenait vers nos tracas urbains. Bizarre qu’on n’y ait pas pensé. J’attribue en partie à l’épuisement, en tout cas le mien, et au manque de temps, l’échec de notre vie commune. N’avoir pas travaillé et m’être occupée des tâches ménagères, je ne sais pas si notre couple et notre famille recomposée, cependant, auraient tenu le coup. Il aurait fallu que je découvre aussi les arts plastiques pour m’équilibrer. Et que j’écrive sur une base régulière.
L’été prochain, Denauzier et moi aimerions entretenir un jardin. Tout est à faire pour y arriver : enlever la couche de gazon qui couvre actuellement l’emplacement prévu, faire livrer de la terre, l’étendre, l’enrichir avec du fumier, tracer les rangs où semer, désherber quand ça commencera à pousser, récolter, cuisiner les légumes obtenus, etc. Ça nous fera un été chargé. Je peux l’affirmer sans me tromper parce qu’actuellement, l’entretien de la maison, la préparation des repas, l’écriture du blogue, la réalisation de quelques toiles, les déplacements pour les courses, les rencontres familiales et amicales m’occupent amplement. Là où je pourrais gruger pour trouver plus de temps, ce serait sur mes grasses matinées et je ne m’en sens pas capable. Du moins pas pour l’instant.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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