Jour 1 263

Au moment de servir la pain, lors du souper entre six amis que nous avons eu mercredi soir dernier et pour lequel j’ai cuisiné toute la journée de mardi sans mettre le nez dehors, j’ai pensé qu’un de nos invités, que j’appellerai Paolo, aimerait le trancher. Alors je me suis dirigée vers lui, la planche à la main, sur laquelle reposaient la miche et le couteau. Je lui ai dit ceci :
– J’ai pensé, Paolo, que tu aimerais trancher le pain.
Il n’a pas commenté. Je m’attendais à ce qu’il me demande pourquoi j’avais pensé à lui. C’est bien qu’il ne m’ait rien demandé car je n’aurais pas eu de réponse à lui donner. Il s’est acquitté de sa tâche avec tellement d’élan qu’en moins d’une minute tout le pain y passait et déjà quelques mains s’en servaient. C’est moi qui l’ai fait, selon une recette, je l’ai écrit, de Ricardo. Il faut laisser lever la pâte pendant la nuit. Le matin, on la dégonfle en la repliant sur elle-même quatre cinq fois, et on la laisse regonfler un peu moins d’une heure. Jusque-là, c’est on ne peut plus standard comme recette. On s’arrange pour que le four soit chaud dans la demi-heure qui précède le moment de la cuisson et on y met le moule (vide) qui va recevoir le pain, de manière à verser la pâte dans un moule très chaud au moment d’enfourner. Moi qui ai fait mon pain de manière soutenue dans les années baba cool de ma vingtaine, je n’ai jamais procédé comme ça. En fait, dans la recette de Ricardo, il est écrit d’utiliser une casserole et non un moule, et de la mettre au four avec son couvercle pendant une demi-heure. À défaut d’avoir dans notre inventaire culinaire assez rudimentaire une casserole de trois litres tel qu’il est prescrit, j’ai utilisé notre belle casserole Cuisinart récemment achetée, de couleur bleu cobalt. En moins de cinq minutes, la maison s’est retrouvée enfumée et sentant le métal brûlé. Alors la deuxième fois que j’ai fait la recette, j’ai utilisé un vieux plat de pyrex rempli d’eau, et je l’ai mis au four sans le couvercle. Au moment d’enfourner, j’ai sorti le pyrex, j’ai jeté l’eau, j’ai remis le pyrex au four pour le faire sécher, j’ai sorti à nouveau le pyrex après trente secondes pour y mettre la pâte, j’ai couvert le pyrex de son couvercle, et hop là ! le tour était joué. Le tour était joué jusqu’à ce qu’il soit nécessaire de retirer le couvercle pour terminer la cuisson. Lorsque j’aurai du temps, je vais chercher une recette selon laquelle on se contente de mettre la pâte dans le moule dans le four, point final. Cela dit, j’ai eu beaucoup de félicitations pour ce pain hyper facile à faire et je vais peut-être choisir, finalement, de m’en tenir à cette recette. C’est comme hier, lorsque j’ai dit à Denauzier que je n’allais pas prendre ma douche avant de partir rejoindre sa maman parce qu’en hiver ma peau très sèche n’aime pas les douches trop fréquentes. Une fois rendue en haut de l’escalier pour atteindre notre chambre et aller m’habiller, ayant changé d’idée, je suis allée me doucher.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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