Jour 1 283

En lien avec ma thématique vestimentaire, je prends quelques minutes pour préciser que je porte aujourd’hui mes pantalons cigarettes noirs, en tissu extensible. J’en possède trois paires. Ils sont l’équivalent de collants qui ne couvrent pas les pieds, on dira donc qu’il s’agit des leggings, mais en un peu moins moulants. Pour la taille, les fesses, les cuisses, ils sont d’un confort fou. Mais pour les mollets, que j’ai forts, ils sont problématiques. Dès que je m’assoie, ils relèvent jusqu’à mi-mollets. Quand je me relève, ils ne redescendent pas. J’ai pris l’habitude, par paresse et lassitude, de marcher avec les pantalons ainsi relevés, même si ce n’est pas confortable, ni assez chaud quand l’air est froid. Il m’arrive aussi, lorsque je ne veux pas avoir l’air trop fou, de les replacer. Je m’y prends de deux façons pour les replacer :  1) soit je me penche et je les replace avec mes mains, cela ne requiert qu’un mouvement des deux mains par jambe; 2) soit je ne me penche pas et j’essaie, avec mon pied gauche, de faire redescendre le tissu de la jambe droite, et de même avec mon pied droit j’essaie de faire redescendre le tissu de la jambe gauche. Pour les deux jambes, cela demande plusieurs applications de ma chaussure sur le tissu. Je procède bien entendu avec le dessus de la chaussure et non la semelle, dessus de la chaussure que je fais glisser sur le tissu du derrière du mollet. Ouille ! C’est compliqué et je perds mes lecteurs. Toujours est-il qu’à l’aéroport de Vancouver, j’ai été sélectionnée de manière aléatoire pour être l’objet –si on peut dire ça d’une personne– d’une fouille manuelle, à la sécurité. Une dame très gentille m’a dit que je devais être fouillée manuellement, mais que, si je le préférais, je pouvais me rendre dans une machine qu’elle m’a montrée du doigt et être fouillée non manuellement mais par imagerie. J’ai pensé que ce n’était peut-être pas idéal, la machine et l’imagerie, pour ma valve chérie, alors j’y suis allée pour la fouille manuelle. Il faut mettre ses bras en croix et ne pas bouger. Quand la partie bras est terminée, on peut les descendre le long du corps et laisser la dame fouiller la partie jambes et pieds. C’est ici que la dame m’a rendu service : je portais mes pantalons cigarettes et la pression de ses mains sur le tissu, à la hauteur des mollets, les a fait redescendre. J’ai failli remercier la dame, mais compte tenu du contexte, et de mon anglais primitif, j’ai préféré laisser faire.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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